Fabriquer son calendrier de l’Avent éco-responsable

Les fêtes de fin d’année approchent à grands pas et avec elles toute l’euphorie et la magie qui subliment cette période si chère au cœur, et au portefeuille, d’une bonne partie de la population. Et si les décorations, les cotillons et la dinde aux marrons ont déjà envahi les rayons, un autre incontournable est également présent : le calendrier de l’Avent. Pour petits et grands, garni de chocolats, de bières ou de produits de beauté, il en existe de toutes sortes et pour tous les budgets. 

 

Il est parfois difficile de faire un choix, surtout si l’on souhaite allier originalité et éco-responsabilité. Et si la solution était tout simplement de le fabriquer ? Dans cet article, retrouvez conseils et astuces pour un calendrier de l’Avent écolo et fait maison !

Pourquoi fabriquer son calendrier de l’Avent éco-responsable ?

Le Père-Noël n'aime pas les ordures

Pour faire un geste pour la planète

C’est bien connu, le Père Noël n’aime pas les ordures. Pourtant, malgré les strass et les paillettes, les fêtes de fin d’année ont un côté beaucoup moins glamour : leur impact colossal sur l’environnement. Entre le gaspillage alimentaire, le suremballage et la surconsommation, cette période festive engendre en réalité un énorme pic de pollution. Le calendrier de l’Avent fait main, c’est la liberté de choisir non seulement les matières premières qui le composeront, mais également les petits présents qui le garniront, le tout dans une démarche responsable en accord avec vos valeurs.

Pour rentrer dans son budget  

Attendu de pied ferme aussi bien par les adultes que par les enfants, le calendrier de l’Avent fait figure de tradition et ouvre le bal des festivités du mois de décembre. Véritable cadeau avant l’heure, il représente un coût élevé dans le budget des ménages. De l’indémodable rempli de chocolats aux plus modernes dédiés à un thème, son prix peut vite grimper, certains avoisinant même la centaine d’euros ! En fabriquant vous-même votre propre calendrier de l’Avent, vous maîtrisez ainsi entièrement son prix de revient. Et en vous arrangeant pour qu’il soit réutilisable, cela vous évitera également des dépenses supplémentaires pour les années suivantes !

Pour des cadeaux utiles et personnalisés 

Souvent suremballés et aussitôt jetés dès la dernière case dévoilée, les calendriers de l’Avent à thèmes contiennent parfois des objets dont vous n’aurez pas nécessairement l’utilité, et qui finiront par s’entasser dans le fond de vos tiroirs ou le haut d’un placard jusqu’à ce que vous vous décidiez à les vendre ou à les jeter. Pour éviter cette surproduction inutile de déchets, les calendriers de l’Avent DIY vous offrent l’opportunité de choisir vous-même comment les remplir. Vous aurez donc la possibilité de pouvoir (vous) offrir des petits cadeaux utiles, qui ont du sens, et 100% personnalisés !

Pour partager un moment créatif en famille 

Fabriquer son propre calendrier de l’Avent peut s’avérer contraignant, souvent par manque de temps. Mais justement, cela vous obligera à vous poser quelques instants pour prendre du temps pour vous, ou partager un moment en famille ! Votre réalisation finale sera un véritable accomplissement personnel dont vous garderez de superbes souvenirs !

Quelques idées pour fabriquer un calendrier de l’Avent maison

Fabriquer son calendrier de l'Avent éco-responsable avec des rouleaux de papier toilette

Quelles matières privilégier pour votre calendrier de l’Avent éco-responsable ? 

L’un des nombreux atouts d’un calendrier de l’Avent fait maison est d’avoir la mainmise sur toute sa réalisation, des matières choisies à son aspect général. Ainsi, vous pourrez fabriquer un objet unique et original qui s’intégrera parfaitement à votre décoration. 

 

Pour ce faire, vous pouvez miser sur les matériaux de récupération, qui vous éviteront d’acheter des fournitures neuves et qui répondront parfaitement à la démarche zéro déchet. Dans l’idéal, choisissez des matériaux solides qui dureront dans le temps, afin de pouvoir réutiliser votre calendrier de l’Avent les années suivantes. 

 

D’une manière générale, évitez autant que possible les matières plastiques ou contenant des fibres issues du pétrole.

Le calendrier en rouleaux de papier toilette  

Il existe de nombreux exemples de calendriers de l’Avent faits main, que vous pouvez décliner à l’infini selon votre imagination. 

 

L’un des plus populaires est sans conteste le calendrier de l’Avent fabriqué à base de rouleaux de papier toilette, dans sa version à poser ou à suspendre. En forme de sapin, de couronne ou de flocon, les possibilités sont nombreuses et son coût de fabrication peu onéreux ! Veillez tout de même à le ranger précautionneusement dans un endroit sec afin de pouvoir le ressortir en bon état l’année suivante.

Le calendrier en tissu ou en feutrine 

Parmi les calendriers de l’Avent légers et faciles à stocker, on retrouve également les calendriers en tissu ou en feutrine, qui reviennent au goût du jour depuis quelques années. Écologiques et économiques, ces versions nécessitent cependant quelques notions de coutures, l’occasion idéale pour (ré)apprendre les bases ! 

Le calendrier à base de chaussettes esseulées 

Toujours dans une démarche zéro déchet, pensez à garder de côté vos chaussettes qui auraient perdu leur moitié au cours de l’année ! Plutôt que de les jeter, recyclez-les en un calendrier de l’Avent amusant !

Le calendrier en contenants recyclés 

Pour les plus gros cadeaux, n’hésitez pas à conserver vos contenants, comme vos pots de confiture, de cornichons ou de moutarde. Un coup de peinture pour décorer les parois et garder la surprise, et le tour est joué ! Vous pouvez également utiliser des boîtes de conserve ou des boîtes d’allumettes pour reproduire ce concept, et pourquoi pas varier les formes pour plus d’originalité !

De la décoration de Noël au repas fait maison en passant par les emballages cadeaux originaux et écolos, découvrez nos meilleurs conseils pour passer un Noël plus éco-responsable.

 

> Comment passer un Noël éco-responsable ?

Avec quoi remplir votre calendrier de l’Avent fait main ?

Des petits mots qui procurent un grand plaisir

Pas besoin de gadgets coûteux pour (se) faire plaisir, les choses les plus simples sont souvent les meilleures. Chaque jour, découvrez une photo, un mot doux ou une citation inspirante pour entamer la journée du bon pied ! 

 

Les plus inspirés pourront décliner ces petites notes par des devinettes ou des “bonnes actions du jour”, comme prendre le temps de lire quelques chapitres de ce livre que vous avez commencé mais jamais terminé, ou vous faire couler un bon bain ! 

 

Dans le même genre, pensez également aux “bon pour”, qui plairont autant aux petits qu’aux grands. Bon pour choisir le repas de ce soir, bon pour une après-midi jeux de société, bon pour une gaufre et un chocolat chaud devant un téléfilm de Noël, … 

 

Enfin, vous pouvez également décliner cette idée en version plus instructive, en proposant par exemple de découvrir chaque jour un éco-geste ou un fait sur l’environnement et la biodiversité, ou sur un sujet qui vous tient à cœur.

Des cadeaux écolos

Pour rester dans le thème de l’éco-responsabilité, vous pouvez garnir votre calendrier de petits cadeaux zéro déchet, comme des savons solides ou des cotons réutilisables.

 

Pour les irréductibles fans de la magie de Noël, une idée originale serait de glisser une décoration faite maison dans chacune des cases de votre calendrier de l’Avent à remplir, afin d’apporter chaque jour une nouvelle touche féerique à votre intérieur ou à votre sapin.  

 

Si vous avez la main verte, pensez aux graines de plantes, de fruits ou de légumes, que vous pourrez ensuite planter au cours de l’année ! Des petits présents durables, dans tous les sens du terme !

 

Vous pouvez également opter pour des surprises dématérialisées, comme des histoires ou des podcasts de Noël en ligne.

Des douceurs artisanales   

Enfin, pour les amateurs de chocolats, biscuits et autres sucreries, c’est sûrement le moment idéal pour tester de nouvelles recettes afin de garnir vos calendriers. Si vous préférez acheter directement des petites douceurs, renseignez-vous sur leur provenance et leur fabrication, et privilégiez le circuit court, local et responsable.

Allez-vous sauter le pas cette année et fabriquer votre propre calendrier de l’Avent éco-responsable ? Quels types de petits présents allez-vous (vous) offrir ?

Partagez vos réalisations sur les réseaux sociaux en nous taguant (@coaventure) ! 

Fabriquer sa décoration d’Halloween éco-responsable

La quête des bonbons est de retour cette année, plus terrifiante que jamais. Enfin, la quête des bons bons… gestes !

 

Oui, Halloween n’échappe pas à la règle : déguisements de fast-fashion jetés le lendemain, décorations à base de plastique et ses dérivés, gâchis alimentaire, …, la fête est un désastre écologique. Selon Chris Rose de l’association Fairyland Trust, « Aujourd’hui, le plus terrifiant dans Halloween, c’est le plastique ». 

 

Pour aller à l’encontre de tout ça, nous vous avons concocté des idées pour fabriquer des décorations d’Halloween responsables. Fini les ornements en plastique, réalisez vous-mêmes vos décorations avec des objets recyclés ! Parfait pour les petits budgets, ces astuces sont faciles et à réaliser en famille.

Où trouver du matériel responsable ?

Feuilles pour déco Halloween

Il est temps d’enfiler une veste ou un manteau et de sortir. La nature est la première source d’inspiration et de création. Feuilles mortes, branchages, plantes séchées, châtaignes, paille, …, tout ce qui se trouve à vos pieds peut être utilisé avec un peu de créativité !

 

Rendez-vous chez un maraîcher ou un producteur local, fruits et légumes de saison vous attendent : citrouilles, courges, potirons, oranges, mandarines, …, tout ce qu’il faut pour créer de belles et effrayantes sculptures et décorations. En privilégiant la saison et le circuit court, votre empreinte carbone est réduite !

 

De retour à la maison, fouillez un peu partout dans vos meubles. Il y a de quoi dénicher de vraies pépites pour Halloween : vieux draps, vêtements usagés, jouets usés, cierges poussiéreux, … Avec un peu d’inventivité et de bricolage, tout peut devenir de superbes décorations parfaites pour cet événement.

 

Pensez au recyclage ! Bocaux en verre, conserves, boîte d’œuf, cartons, … jusqu’aux vieux objets dans le garage prêts à partir à la déchèterie : objets rouillés, planches, linteaux, pots de fleurs, …

 

Et dans le  frigo, servez-vous de sauce tomate (de préférence faite maison) pour simuler le faux sang.

 

Enfin, privilégiez les décorations durables, en bois (sans plastique) que vous pourrez stocker, réutiliser ou recycler. 

Un décor extérieur d’Halloween responsable

Créer ses décors d’Halloween est un moment convivial à partager avec les enfants. Voici donc quelques idées de décorations pour votre extérieur à réaliser en famille et toujours respectueuses de l’environnement !

Avec les fruits et légumes de saison

Citrouilles d'Halloween

C’est la coutume la plus connue d’Halloween : sculpter les fruits et légumes de saison ! Les enfants se font une joie de créer de monstrueuses têtes, toutefois vous pouvez échanger l’utilisation de couteaux par des feutres et marqueurs. La chair, quant à elle, peut être récupérée pour de divins repas : soupe, tarte, purée, … 

Déco d'Halloween avec des citrouilles

Une fois l’atelier de confection terminé, c’est l’heure de la mise en place, voici quelques idées de décorations avec vos créations.

 

  • Sur un muret : Accompagnez vos sculptures de bougies ou photophores ou dispersez-les aux quatre coins de votre extérieur.

  • En guise d’un redoutable bonhomme : Superposez les fruits et légumes tout comme un bonhomme de neige ou utilisez-les comme tête à un épouvantail.

Enfin, il se peut que sculpter ne soit pas votre tasse de thé. Assortir les fruits et les légumes en décorations extérieures est tout autant possible !

 

  • Au pied des escaliers : Le classique assortiment déposé au pied des escaliers, n’hésitez pas à varier votre sélection.

  • Dans des pots de fleurs : Disposez vos pots de fleurs dans votre allée, fixez des branches et ajoutez vos créations.

  • Sous le porche d’entrée : En creusant les entrailles de vos fruits et légumes, créez des paniers garnis ! Rendez-les comestibles en y cachant à l’intérieur des bonbons locaux, fruits de saison, … ou laissez-les en simple décoration, composés de paille, branches, feuilles, …

Avec les végétaux

Décos végétales pour Halloween

Une envie de changer, d’avoir une décoration d’Halloween responsable plus épurée, plus nature ? Optez pour de la décoration végétale ! 

 

  • Composition de végétaux : Créez une composition simple, disposez de la paille, des branches, des feuilles et tout autre végétal que vous avez pu ramasser au préalable. Disposez-les de manière harmonieuse et le tour est joué !

  • Suspension de feuilles : Récupérez des feuilles sèches et suspendez-les, à l’aide de pinces à linge, à du fil.

  • Couronne : Entremêlez des branches, des décorations fabriquées mains et des feuilles. Revisitez à votre goût votre porte d’entrée pour l’événement.

Avec des objets de récupération

Déco d'Halloween en recup

Les outils rouillés cachés dans un coin, les morceaux de bois qui s’entassent dans le fond du garage, … Il y a toujours plein de choses qui traînent dont on ne se sert plus et qui ont pourtant un fort potentiel !

  • Monstres rouillés : Transformez vos vieilles pelles rouillées, jerricans, poubelles en ferraille. Collez ou peignez des visages comme sur une citrouille ! Ils seront beaucoup plus troublants que les monstres en plastique du magasin.

  • Scène de crime : C’est au tour des tous ces vieux habits de se reconvertir. Découpez les parties de vos anciens vêtements puis rembourrez-les. Enfin, ajoutez une touche de faux sang en sauce tomate avec une hache sur le côté et le tour est joué !

  • Monstres en palette : Si des palettes s’offrent à vous, n’hésitez pas à vous lancer dans la fabrication de fantômes ou de panneaux de circulation par exemple. Direction le cimetière, l’enfer, le grand hôtel Overlook de Shinning ou encore l’Upside Down de Stranger Things !
Epouvantails d'Halloween
  •  L’épouvantail : Terminons sur ce grand classique. Composé à sa base de branches solides ou linteaux, habillez-le de manière à ce qu’on n’ose pas croiser son regard !

Une décoration d’intérieur pour un Halloween responsable

Décorer l’intérieur de sa maison est un grand défi, mais aussi une partie de plaisir pour petits et grands. Sur une journée ou un week-end, profitez-en pour renforcer les liens avec les enfants. Bricolez vos guirlandes et accrochez-les, rien n’est plus satisfaisant que de partager ce petit moment de bonheur en famille.

 

Nous vous avons déniché quelques idées de décoration tout autant respectueuses de l’environnement que faciles à réaliser !

Déco d'Halloween
  • Bougies en fruits et légumes : Les citrouilles, courges et potirons se plaisent autant à l’extérieur qu’à l’intérieur, mais sont parfois trop grosses pour s’accommoder aux pièces de la maison. Optez alors pour des mandarines ou des oranges. De la même manière que les cucurbitacées, vous pouvez les sculpter. Pensez à manger le fruit !

  • Décor en cierge : Coincez-les vieux cierges du tiroir dans des bouteilles en verre. En les laissant fondre, vous créerez un décor digne d’Halloween.

  • Photophore : Peignez et personnalisez des bocaux en verre ou des boîtes de conserve, décorez-les selon vos envies et votre thème général pour créer une ambiance.

  • Toile d’araignée : Effilez vos vieux linges de maison et accrochez-les dans les angles de vos murs.

  • Fantôme : Bouteille de lait, bidon de lessive, … toutes les occasions sont bonnes pour redonner une vie à nos plastiques grâce à des marqueurs. Une autre idée : suspendez de vieux draps, dessinez des yeux et tadaam : un fantôme apparaît ! Un petit courant d’air et il prendra tout de suite vie. 

Halloween, une décoration responsable jusque sur la table

Dernière étape ! Halloween, c’est aussi l’occasion d’inviter sa famille et ses amis autour de la table. Pour un petit prix et une grande réussite écologique, lancez-vous dans la confection de vos propres ornements avec vos enfants. Tout le monde y gagne : moment de convivialité, fierté de ses créations, recyclage, …

Nous vous avons trouvé quelques idées pour sublimer votre table.

Déco responsable pour sa table d'Halloween
  • Cerveau dans le formol : Remplissez un bocal d’eau, ajoutez-y un colorant bleu et plongez-y un chou-fleur ! Pensez à récupérer le chou-fleur à la fin de la soirée pour ne pas le gâcher.

  • Chauves-souris : En carton de rouleaux de papier toilette, en boîtes d’œuf découpées ou encore en papier, découpez la forme de l’animal. Suspendez-les aux lampes, dispersez-les sur la table, …

  • Nappe sanglante : Plongez vos mains dans de la sauce tomate et déposer plusieurs traces sur un vieux drap blanc. Une activité qui va ravir les plus petits !

  • Manoir hanté : Pas besoin d’être artiste pour créer une maison hantée ! Utilisez des restes de boîtes en carton, épais ou non et amusez-vous. À l’aide de feutres, marqueurs et peintures noirs, dessinez-les en détail et ajoutez du papier orange pour les fenêtres.
  • Chemin de table en feuilles mortes : Disposez sur votre table des feuilles mortes de toutes les couleurs. Accompagnez-les de châtaignes, petites branches, glands, … 

Halloween fait partie de la liste des événements qui ont de fortes conséquences sur l’environnement. Réduire nos déchets, c’est aussi réduire nos dépenses et notre impact. À chacun ses petites astuces pour améliorer nos conditions de vie sur la planète.

 

Et vous, quelle déco maison allez-vous fabriquer ?

Comment réduire son empreinte carbone ?

Prendre conscience des enjeux climatiques c’est bien, agir c’est mieux. Pour tenter d’éviter les sombres prédictions concernant les années à venir, il est urgent de se remettre en question et de mettre en œuvre des démarches pour adopter un mode de vie plus éco-responsable et ainsi réduire son impact écologique au quotidien.

 

Si vous avez déjà calculé votre empreinte carbone grâce à notre précédent article, voici quelques conseils pour réduire doucement mais sûrement vos émissions de gaz à effet de serre dans les quatre postes les plus impactants pour l’environnement.

 

Ainsi, apprenez des astuces simples mais efficaces pour préserver la planète en travaillant sur votre empreinte carbone personnelle, de vos transports à votre logement, en passant par votre alimentation et vos habitudes de consommation.

Gaz à effet de serre : définition et conséquences

Réduire son empreinte carbone, c’est réduire son émission de gaz à effet de serre ou GES. Mais qu’est-ce que l’effet de serre ? Quelles sont ses conséquences ? Quels GES font partie de la liste ? Avant d’envisager des solutions, encore faut-il comprendre le problème. 

 

Avant toute chose, l’effet de serre est un phénomène naturel essentiel à la survie de tous les écosystèmes sur la planète. C’est son accentuation causée par l’activité humaine qui engendre aujourd’hui des conséquences alarmantes. 

 

L’effet de serre permet de maintenir des températures stables et vivables sur la Terre, grâce à des gaz naturellement présents dans l’atmosphère qui forment une barrière protectrice depuis l’atmosphère, appelée troposphère. 

 

Sans elle, la température de la planète avoisinerait les -18°C ! Cependant, si elle permet de maintenir une température moyenne de 15°C, son dérèglement est problématique et met en péril tous les écosystèmes : c’est le réchauffement climatique. Ainsi, de par sa combustion excessive d’énergies fossiles, notamment due aux transports, à l’industrie et à l’agriculture et à l’élevage intensif, l’Homme contribue à un déséquilibre environnemental, dont les répercussions commencent à émerger, comme la hausse de la température moyenne planétaire, la fonte des glaces ou encore l’accélération de l’élévation du niveau marin.

 

Les conséquences à venir de ce changement climatique sont très préoccupantes : augmentation des apparitions d’événements météorologiques extrêmes (tempêtes, inondations, sécheresses), extinction de 20% à 30% d’espèces animales et végétales, crises liées aux ressources alimentaires, … Il est donc urgent et nécessaire de lutter contre le changement climatique et de contribuer à la transition écologique en réduisant notre empreinte carbone ! 

Vous voulez comprendre les causes et effets du changement climatique ? 

 

> Organisez ou participez à une Fresque du Climat.

Comment réduire l’empreinte carbone de mes trajets ?

Transport et émission carbone

Les transports sont le premier secteur impactant concernent l’émission de gaz à effet de serre. En effet, d’après l’ADEME (l’agence de la transition écologique), lorsque nous effectuons un trajet de 15 km, nous émettons en moyenne 2,9 kg de CO2. Si l’on répète ce trajet à raison de deux fois par jour, cinq fois par semaine, pour se rendre au travail par exemple, on atteint le chiffre impressionnant d’1 tonne et demie de CO2 émise à l’année ! Soit pas loin des 2 tonnes par habitant et par an recommandées pour limiter le désastre écologique ! 

Réduire l’impact environnemental de mes trajets quotidiens

Il est pourtant aisé de réduire l’empreinte carbone de ses trajets, surtout quand l’on sait que la plupart des Français utilise sa voiture pour se déplacer à moins de 3 km. Ainsi, quand cela est possible, privilégiez la mobilité douce pour vos petits trajets du quotidien, et préférez la marche ou le vélo à votre SUV pour aller chercher votre baguette de pain. 

 

Pensez également aux transports en commun, également pratiques pour des trajets plus longs, comme le bus, le tramway ou le métro. Si davantage de monde prenait les transports en commun, cela permettrait non seulement d’émettre moins de GES, mais aussi d’améliorer le trafic routier. De plus, plus besoin de payer pour une place de parking, les transports en commun ont l’avantage de desservir des points stratégiques, rapidement et régulièrement !

 

Si vous n’avez pas le choix d’utiliser votre voiture, optez pour le covoiturage. Vous habitez à la campagne mais devez vous rendre au travail en ville ? Partagez une voiture avec d’autres personnes qui effectuent le même trajet ! Le covoiturage est également une bonne solution alternative pour des déplacements plus ponctuels et peut s’avérer très enrichissant si vous aimez bavarder avec d’autres passagers. Et surtout va réduire votre facture d’essence !

 

Enfin, si aucune de ces solutions ne vous convient, veillez au moins à pratiquer l’écoconduite afin de réduire vos émissions de GES lors de vos trajets en voiture. Adopter une conduite souple vous permet ainsi de limiter votre surconsommation de carburant de 20% grâce à quelques réflexes simples. Par exemple, abaisser votre vitesse de 10 km/h peut vous faire économiser jusqu’à 5 litres de carburant et réduire vos émissions de CO2 de 12 kg sur 500 kilomètres, et raisonner votre utilisation de la climatisation permettrait de rejeter 15% de CO2 en moins sur 100 kilomètres ! 

Réduire l’impact environnemental de mes trajets occasionnels 

Réduire l’empreinte carbone de ses moyens de locomotion s’applique également pour des trajets plus occasionnels, comme pour les vacances ou les déplacements professionnels. 

 

Le mieux est évidemment d’éviter les trajets en avion, dont les émissions de GES sont très importantes. Par exemple, un aller-retour Paris-New-York émet environ 1,8 tonnes d’équivalent CO2, soit la quasi-totalité des 2 tonnes préconisées ! Il en va de même pour les vols intérieurs, dont la pollution pourrait être évitée en choisissant un mode de transport plus soutenable. Ainsi, un vol Paris-Marseille émet 250 kg d’équivalent CO2 par passager, alors que le même trajet en train n’en émet seulement que 3 kg.

 

Évitez également les croisières, notamment les croisières de luxe, dont les paquebots polluent même à l’arrêt lors des escales. En effet, une fois à quai, les moteurs continuent tout de même de tourner pour alimenter les réseaux électriques, occasionnant une consommation de carburant de l’ordre de 500 à 2000 litres par heure, contre 7 litres par heure pour une voiture. Ces bateaux démesurés sont une véritable catastrophe écologique, et consomment entre 60 et 150 tonnes de fioul par jour, non seulement pour se déplacer, mais surtout pour pallier aux besoins des prestations fournies (hôtellerie, restauration, climatisation, loisirs).

 

Le mieux serait de limiter ses trajets, en privilégiant les micro-aventures et les découvertes près de chez soi, en utilisant des moyens de transport soutenables. Il s’agit d’un bon moyen de prendre le temps de (re) découvrir les environs, comme par exemple lors de balades à vélo dans l’Hérault ou d’une escapade en trottinette électrique tout-terrain !

 

Poursuivez vos efforts tout au long de votre périple en adoptant une démarche éco-responsable et combinez la réduction des GES de votre trajet en voyageant zéro déchet !

Comment réduire l’empreinte carbone de mon alimentation ?

Réduire l'empreinte carbone de son alimentation

L’alimentation est le second poste d’émission de GES derrière les transports. Il comprend toute la filière d’un produit, de sa production à sa consommation, en passant par sa transformation, son transport et sa distribution. Il y a deux points importants à travailler afin de réduire son empreinte carbone dans ce secteur : revoir sa consommation de viande et revoir ses habitudes d’achat. 

Réduire ma consommation de viande

La consommation de viande, et notamment de viande rouge comme le bœuf, est la principale source d’émissions de gaz à effet de serre alimentaire des Français. Cela est notamment dû à l’industrialisation massive de l’élevage du bétail, dont la croissance phénoménale va de pair avec la demande, toujours plus forte, entraînant déforestation, forte émanation de méthane et grande consommation d’énergie de par l’eau et les céréales nécessaires à l’alimentation de ces animaux. 

 

En effet, près de 40% de la production mondiale de céréales sert uniquement à nourrir les élevages de bétail ! En ce qui concerne l’eau, l’Inra (Institut national de la recherche agronomique) a mené une étude estimant qu’environ 700 litres d’eau étaient nécessaires pour produire un seul kilo de viande de bœuf !

 

Chaque année, 65 milliards d’animaux sont tués pour finir dans une assiette, soit près de 2 000 bêtes par seconde ! A l’échelle mondiale, l’élevage est responsable de 14,5 % des émissions de gaz à effet de serre, il convient donc de revoir sa consommation de viande.

 

Sans pour autant changer radicalement de régime alimentaire, il est préférable de consommer plus de végétaux et de limiter les protéines animales lors de ses repas : c’est devenir flexitarien. Se passer de viande ne serait-ce qu’un repas par semaine équivaut à ne pas se servir de sa voiture pendant deux jours en termes de réduction d’empreinte carbone !  

Revoir mes habitudes d’achat alimentaire

Manger plus de fruits et légumes oui, mais encore faut-il les acheter intelligemment. S’approvisionner en avocats du Mexique, en bananes de Côte d’Ivoire ou en mangues du Brésil pour le “healthy bowl” que vous allez publier sur Instagram, c’est non !

 

L’empreinte carbone liée aux importations de denrées alimentaires par la route, les airs ou la mer n’est pas à prendre à la légère. Selon une étude menée par l’Institut Worldwatch (institut indépendant spécialisé dans la recherche environnementale), les fruits et légumes parcourraient près de 2 500 km en moyenne entre leur lieu de production et votre supermarché ! Ainsi, dans la mesure du possible, essayez de consommer local et de saison. Privilégiez les circuits courts et pensez à vous approvisionner auprès des producteurs locaux.

 

Aussi, l’impact du gaspillage alimentaire est souvent négligé. Pourtant, il représente 8 % des émissions annuelles de gaz à effet de serre dans le monde. Pour limiter votre production de déchets, souvent mal recyclés, adonnez-vous à la cuisine maison et anti-gaspi, comme préconisé dans notre article objectif zéro déchet dans ma maison !

Comment réduire l’empreinte carbone de mon logement ?

Le logement constitue le troisième poste d’émissions de GES les plus impactantes pour l’environnement. Pour réduire son empreinte carbone dans ce secteur, il existe de nombreux petits gestes qui, cumulés, contribuent à faire un geste pour la planète.

Le chauffage et la climatisation

Le chauffage est la principale cause des émissions de gaz à effet de serre d’une habitation. En effet, nous avons tendance à trop chauffer, alors qu’une température comprise entre 19°C et 21°C dans la journée et 17°C la nuit est recommandée. 

 

En réduisant son chauffage d’un seul degré, c’est 7% d’énergie économisée, soit 300 kg de CO2 en moins par an ! Si vous vous chauffez à l’électricité, cela représente également 5% à 10% d’économie sur votre facture ! Et gagnez 15% d’économie en plus en coupant le chauffage quand vous êtes absent.

 

L’été, la climatisation prend souvent le relais. Très gourmands en énergie, les climatiseurs fonctionnent grâce à des fluides frigorigènes qui ont un fort pouvoir de réchauffement une fois relâchés dans l’atmosphère. En utilisant un climatiseur, nous faisons face à un cercle vicieux : les climatiseurs contribuent au réchauffement climatique, les températures et phénomènes de canicule augmentent, alors on utilise encore plus de climatiseurs pour pouvoir supporter la chaleur. D’après les prévisions de l’Agence internationale de l’énergie et de l’ONU, la demande de climatiseurs dans le monde devrait passer à 5,6 milliards en 2050, contre les 1,6 milliards recensés en 2018 !

 

Pour garder votre intérieur au frais, la meilleure astuce est de fermer vos fenêtres et volets la journée. Mais d’autres alternatives sont possibles, comme l’installation d’un mur végétal extérieur qui filtrera les îlots de chaleur et même la pollution atmosphérique !

Les appareils électroménagers et les petits gestes du quotidien

Au quotidien, ce sont vos appareils électroménagers qui consomment le plus d’énergie, notamment les gros appareils de plus de 20 ans, comme les réfrigérateurs, les lave-vaisselle et les machines à laver. Aujourd’hui, un réfrigérateur moderne consomme 40% à 60% d’énergie en moins qu’un vieux modèle fabriqué avant l’an 2000 !

 

Enfin, si vous ne souhaitez pas passer par de longs et coûteux travaux de rénovation énergétique concernant votre isolation, vos fenêtres, votre ventilation ou votre système de chauffage, vous pouvez toujours investir dans quelques objets utiles et abordables qui vous feront déjà réduire un peu votre empreinte carbone. Par exemple, vous pouvez placer des boudins de porte, équiper vos fenêtres de rideaux ou changer vos ampoules pour des modèles basse consommation. Pensez également à adopter des réflexes comme prendre des douches courtes plutôt que des bains, et éteindre et débrancher complètement vos appareils quand vous ne les utilisez pas plutôt que de les laisser branchés ou en veille.

Comment réduire l’empreinte carbone de mes habitudes de consommation ?

Réduire l'empreinte carbone de ses achats

Là encore, ce sont des petits gestes et des réflexes à adopter au quotidien, et tout au long de sa vie qui vous feront réduire votre empreinte carbone. Un dicton qui pourrait bien refléter la voie à suivre serait certainement “consommer moins mais consommer mieux”.

 

Ainsi, apprenez à faire durer vos appareils et vêtements plutôt que de céder à l’appât du neuf et de tomber dans la surconsommation.

 

Vous n’avez sûrement pas besoin de changer de téléphone portable à chaque nouveau modèle qui sort ! La production d’un seul smartphone nécessite plus de 70 matériaux différents, dont une cinquantaine de métaux. Extraction de minerais, fabrication de composants électroniques complexes, gaspillage d’eau pour la production de lithium, exploitation de matières pouvant engendrer des fuites de déchets radioactifs, grande consommation d’électricité… De sa production à son utilisation, en passant par sa distribution et sa fin de vie, l’empreinte carbone d’un smartphone est énorme !

 

Le même principe s’applique concernant la surconsommation de vêtements ! Pourquoi renouveler votre garde-robe toutes les saisons alors que la fast-fashion est responsable d’environ 10 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre chaque année ? Ici aussi une bonne partie de la pollution engendrée provient de la production et de la distribution. Le polyester, de plus en plus utilisé, émet 3 fois plus de CO2 que le coton, et les vêtements cousus par les petites mains d’ouvriers sous-payés parcourent souvent des milliers de kilomètres avant d’arriver sur leur lieu de vente !

 

Si vous avez besoin de nouveaux produits, tournez-vous plutôt vers l’occasion et offrez une nouvelle vie à des objets pour une démarche zéro déchet ! Attention toutefois à ne pas abuser non plus de la seconde-main et de ses tarifs attractifs qui pourraient vous inciter à acheter plus que de raison. Privilégiez également les retraits que vous pouvez effectuer à proximité, ce qui limitera les emballages et les émissions de GES liées au transport du colis. 

Envie d’en savoir plus ou de vous lancer dans la démarche zéro déchet ?

 

Découvrez notre petit guide zéro déchet pour les débutants !

En résumé

D’une manière générale, réduire son empreinte carbone, c’est adopter un mode de vie plus soutenable en revoyant ses mauvaises habitudes concernant entre autres ses trajets, son régime alimentaire, les dépenses énergétiques de son logement et ses habitudes de consommation.

 

Vivre de manière éco-responsable et réduire son impact écologique au quotidien est une nécessité pour préserver la planète et espérer laisser un meilleur monde pour les générations futures, mais faites tout de même attention à ne pas tomber dans les pièges des fausses bonnes idées en vous lançant dans votre démarche !

 

Et vous, avez-vous d’autres astuces pour réduire votre empreinte carbone ? Partagez-les nous en commentaire !

Le petit guide du bivouac responsable

Vous avez soif d’aventure en pleine nature ? Vous vous voyez déjà gambader dans les champs de blé et randonner en forêt ? Et pourquoi ne pas prolonger ces sorties en passant la nuit en bivouac ?

 

Mais l’art du bivouac ne s’improvise pas. Pour le pratiquer de manière responsable, voici quelques conseils qui vous montreront la voie !

Le bivouac, qu'est-ce c'est ?

Bivouac, définition

Le bivouac désigne un campement sommaire, temporaire et léger, qui permet de passer la nuit dans un milieu naturel et sauvage, éloigné de la civilisation et des infrastructures hôtelières.

 

Contrairement au camping, le bivouac n’a pas pour vocation l’installation sur la durée, le principe de nuitée est important. De plus, l’équipement pour un bivouac est beaucoup plus rudimentaire, il doit pouvoir être transporté facilement. Le bivouac est souvent associé à un sport de pleine nature, comme le trekking, la randonnée ou l’alpinisme. Il peut également se pratiquer lors d’un voyage. Dans tous les cas, on doit retrouver une notion de mouvement, d’itinérance.

 

Le bivouac peut se pratiquer de 2 manières différentes : sans abri ou sous tente. En effet, si faire du bivouac sous tente est davantage pratiqué, il est également possible de dormir à la belle étoile.

 

Il ne faut pas confondre bivouac et camping sauvage qui, même s’ils paraissent similaires, sont bel et bien différents. Si le bivouac est l’affaire d’une nuit, la durée du camping sauvage est plus étendue. Ainsi, il s’agit non pas de s’arrêter pour se reposer, et repartir le lendemain matin, mais de s’installer plusieurs jours au même endroit.

 

Aussi, le camping sauvage implique un aménagement plus confortable et l’apport d’un matériel plus conséquent. S’il se pratique au milieu de la nature et en dehors des emplacements de camping traditionnels, il est cependant moins éloigné des routes et des habitations.

 

Ainsi, il s’agit d’une activité pratiquée par les voyageurs en quête de nature, mais généralement disposant d’un véhicule (voiture, van aménagé, camping-car, …), et de plus d’équipements.

La réglementation du bivouac en France

Si vous pensiez partir tout de go, équipé de vos chaussures de rando et de votre sac à dos, en pensant planter votre tente à l’endroit où ça vous chante, vous risquez de vous attirer quelques ennuis.

 

L’art du bivouac n’est pas à prendre à la légère, et demande un peu de préparation en amont. Rien ne sert d’être hâtif, il faut au contraire être bien attentif.

 

Dans l’idée, il est possible de bivouaquer partout, sauf interdictions et restrictions. On pourrait croire que cela laisse tout de même beaucoup d’opportunités, cependant, la liste des limitations comporte de nombreux points, qui réduisent considérablement les endroits où le pratiquer.

 

Interdiction de bivouaquer :
  • dans les forêts, les parcs et les espaces boisés classés « à conserver », ainsi que dans les réserves naturelles
  • sur les routes et les chemins publics, ainsi que sur les terrains et chemins privés
  • sur des sites classés « zones de protection du patrimoine de la nature et des sites »
  • en bord de mer
  • à moins de 200 mètres d’un point d’accès à l’eau potable
  • à moins de 500 mètres de monuments inscrits ou classés “historiques”

 

En ce qui concerne le bivouac en montagne, vous ne pouvez pas planter votre tente près d’un refuge, sauf autorisation du gardien, et une redevance peut être appliquée.

 

Vous l’aurez compris, mieux vaut bien se renseigner avant de s’installer, au risque de devoir s’acquitter d’une amende pouvant aller jusqu’à 1 500€ pour avoir campé dans un lieu interdit ! Mais alors, où peut-on être sûr de faire du bivouac sans être inquiété par le choix du lieu ?

 

En France, cette pratique est souvent tolérée dans les parcs régionaux et nationaux, chacun avec ses propres réglementations. Ainsi, si vous souhaitez bivouaquer dans ce genre d’endroit, le mieux à faire est tout d’abord de chercher des renseignements précis sur les sites officiels des parcs, ou en les contactant directement.

 

Par exemple, en ce qui concerne le Parc National des Cévennes, le bivouac est autorisé :

  • pour les randonneurs sans véhicule motorisé
  • une seule nuit
  • entre 19h et 9h du matin
  • sur 50 mètres maximum de chaque côté des itinéraires balisés de grande randonnée (GR, GRP), sauf certains tronçons sensibles
  • sans tente ou dans une tente légère ne permettant pas d’être debout à l’intérieur
  • feux interdits

 

Sachez que vous vous verrez presque toujours interdire de faire un feu, et ce, peu importe l’endroit et la période de l’année. Si vous décidez de passer outre, vous encourez une amende de 135€, qui pourra s’élever si vous avez causé des dégâts !

Conseils pour un bivouac responsable

Le matériel

Matériel pour un bivouac responsable

Avant de partir, quel matériel choisir ? Il est important de voyager léger si vous comptez bivouaquer car non seulement vous ne pourrez pas transporter vos affaires à l’aide d’un véhicule, mais vous allez peut-être aussi beaucoup marcher, si vous souhaitez combiner bivouac et trek ou randonnée.

 

Tout d’abord, veillez à choisir un sac à dos avec une capacité adaptée à vos besoins, qui ne seront pas les mêmes pour une simple balade en forêt le temps d’un après-midi suivi d’une nuitée ou l’ascension d’un sommet en montagne, qui vous prendra plusieurs jours.

 

Ensuite, dans votre sac à dos, veillez à emporter l’essentiel et ne vous chargez pas de choses inutiles “au cas où”. Pensez aux objets multi-usages, et posez-vous les questions suivantes :

  • ai-je vraiment besoin de cet objet ou puis-je m’en passer ou le remplacer ?
  • quels sont ses avantages et ses inconvénients ?
  • quelles seraient les conséquences si je ne l’emporte pas ?
  • est-ce que je n’emporterai pas déjà un objet dont les fonctions seraient similaires ?


Dans une démarche éco-responsable, privilégiez les objets réutilisables et/ou recyclés/recyclables. Par exemple :

  • choisissez une gourde plutôt qu’une bouteille en plastique
  • si vous souhaitez vous alléger et ne pas transporter de trop grosses quantités d’eau potable, vous pouvez vous munir d’un filtre purificateur d’eau
  • pensez aux thermos alimentaires qui permettent de garder votre repas chaud ou froid
  • munissez vous de mouchoirs en tissu qui pourront également faire office d’essuie-tout, plutôt que de mouchoirs en papier
  • remplacez votre lampe torche à piles par une lampe torche à dynamo

 

Faites attention au poids de votre matériel, surtout si vous souhaitez bivouaquer sous tente car il vous faudra non seulement prévoir le poids de cette dernière, mais également de ses piquets. Réfléchissez également aux matières de vos objets. Par exemple, une gamelle en titane sera plus légère qu’un récipient en acier.

 

Le poids de votre matériel dépendra également du niveau de confort que vous souhaitez conserver. Si un bivouac est par définition un campement sommaire, vous n’êtes pas non plus obligés de dormir à même la terre. Certains se contentent de leur duvet, quand d’autres préfèrent quand même pouvoir dormir sur un tapis de sol ou un matelas léger.

 

En ce qui concerne les produits nettoyants, comme le liquide vaisselle et les produits d’hygiène, le mieux est de s’en passer et de (se) rincer à l’eau claire, afin de ne pas polluer la nature. Tout produit, même bio, laissera un impact sur l’environnement !

 

Enfin, veillez également à prévoir de quoi emporter vos déchets pour les trier et les jeter une fois de retour chez vous. Ne brûlez pas et n’enfouissez pas vos déchets, même le papier toilette !

Bien choisir son emplacement  

Il est important de ne pas s’installer au hasard quand on bivouaque, non seulement pour ne pas trop perturber l’écosystème, mais aussi pour ne pas se mettre en danger.

 

Vous avez repéré un endroit charmant où vous passeriez bien votre nuit ? Essayez maintenant d’observer les éléments suivants :

 

> Le terrain

 

A-t-il l’air stable et solide ou au contraire fragile ? Est-il en pente ? Y a-t-il un risque de glissement de terrain ? D’éboulement de falaise ? Le mieux est de trouver un emplacement plat avec une surface dure, comme des aiguilles de pin.

 

Chaque milieu possède des spécificités différentes, vous ne retrouverez pas les mêmes caractéristiques de terrain entre la forêt et la montagne, mais également suivant les saisons et même les régions. Il convient donc de se renseigner en amont.

 

Soyez attentif aux éventuelles traces de passage d’animaux et évitez de vous installer si vous en voyez, au risque de voir débarquer un troupeau de sangliers d’un peu trop près ou un blaireau intrigué.

 

> Les points d’eau

 

On pourrait penser que camper aux environs d’un cours d’eau est une bonne idée, mais en réalité, il faut tout de même s’en méfier. Si séjourner à proximité d’un point d’eau est plutôt conseillé, mieux vaut éviter de s’établir trop près.

 

En effet, s’il s’agit d’un point d’eau stagnante, vous risquez de vous frotter aux moustiques. S’il s’agit d’un cours d’eau ou même d’un lac en amont d’un barrage, vous vous exposez à un risque de montée des eaux en cas de pluie ou d’orage, et ce, même si la météo est clémente là où vous vous trouvez. Effectivement, le temps peut se dégrader un peu plus loin et ainsi venir grossir les lits des fleuves et rivières, jusqu’à venir inonder votre emplacement.

 

> L’exposition au vent

 

Si vous souhaitez dormir à la belle étoile, prenez en compte l’exposition au vent de votre lieu de campement, afin de ne pas passer la nuit à grelotter et repartir le lendemain la goutte au nez.

 

Pour ceux qui envisagent de bivouaquer sous tente, assurez-vous d’arrimer correctement et solidement cette dernière afin d’éviter les mauvaises surprises. Aussi, si une brise légère permet la ventilation et évite la condensation, il vaut tout de même mieux s’installer dans un endroit abrité du vent.

Comment bien s’installer, et quelles sont les règles à respecter ?

Les règles du bivouac responsable

> L’emplacement

 

Rien ne sert de dresser votre campement trop tôt, d’une part, parce que suivant l’endroit où vous avez choisi de bivouaquer, vous pouvez être soumis à des réglementations d’horaires, d’autre part, pour être plus discret et moins perturber le paysage pour les autres éventuels promeneurs ou bivouaqueurs. Assurez-vous tout de même de vous installer avant la nuit tombée.

 

Sachez également que si vous choisissez un emplacement qui se trouve au soleil en fin de journée, vous vous réveillerez à l’ombre le lendemain matin, et inversement. Chaque position présente des avantages et des inconvénients, à vous de déterminer ce qui vous convient le mieux.

 

> L’environnement

 

Prenez conscience de la flore qui vous entoure et faites attention à ne pas écraser de végétation particulière avec votre tente ou votre matériel. Bien entendu, ne gravez pas les arbres et ne vous amusez pas à construire des structures, qu’il s’agisse d’empilement de rondins ou de simples tours de galets. En ce qui concerne la faune, il faut la laisser vivre en paix et éviter de la déranger. On respecte les lieux de nidification, on ne tente pas de caresser les animaux un peu trop curieux, et surtout, on ne leur donne pas à manger !

 

Bivouaquer, c’est se ressourcer au milieu de la nature, il faut donc la respecter et la préserver. Exit donc les enceintes pour passer votre tube de l’été préféré et les feux de camp pour faire griller vos chamallows.

 

> Hygiène

 

Pour votre hygiène corporelle, n’allez pas prendre un bain moussant dans un cours d’eau et ne crachez pas votre dentifrice au pied d’une fougère. Si vous ne comptez bivouaquer qu’une nuit et rentrer chez vous le lendemain, vous pouvez vous contenter de vous rincer à l’eau claire.

 

Si vous n’avez pas de toilettes à proximité, évitez de faire vos besoins n’importe où dans la nature. On pourrait penser que cela ne perturbe pas l’écosystème, mais au contraire, nos urines et nos selles contiennent des toxines impropres à la biosphère, qui sont susceptibles de polluer l’eau, par infiltration des sols et/ou contamination des sources. De plus, des études ont montré que le développement de certaines espèces de poissons s’est trouvé perturbé à cause des hormones de synthèse liées aux dispositifs de contraception, contenues dans les urines féminines. Ainsi, si vous avez besoin de vous soulager, le meilleur moyen est de dénicher un petit coin tranquille assez éloigné d’un point d’eau, de préférence herbeux et dense, afin qu’il puisse faire office de “filtre”. Pour les grosses commissions, vous pouvez creuser un trou de 20 cm de profondeur afin d’enfouir vos excréments. Attention toutefois, n’enfouissez pas votre papier toilette avec !

Repartir le lendemain matin

Ne laissez traîner aucun déchet, assurez-vous de bien tout emporter, même votre trognon de pomme ou vos épluchures de clémentine. Vous devez laisser votre emplacement aussi propre que vous l’avez trouvé. Pensez à la faune et à la flore, mais également aux futurs bivouaqueurs !

 

Ne ramassez rien, pas même une petite pierre à la forme originale ou une jolie pomme de pin. Les seuls souvenirs que vous emporterez seront dans vos pensées ou photographiés.

 

Pour un bivouac responsable, le mieux est d’adopter le “leave no trace”, qui consiste à… Ne pas laisser de traces ! Veillez à bien “renaturaliser” la zone de votre emplacement en repartant, en replaçant les éventuels rochers ou bouts de bois que vous avez déplacés.

En résumé

Le bivouac, c’est avant tout un état d’esprit, qui doit découler d’une intention de prendre du temps pour soi et de se ressourcer au milieu de la nature, tout en la respectant.

 

Quiétude et discrétion sont de mise, il faut prendre conscience de l’impact de sa présence. Pour ce faire, évitez de bivouaquer en trop grand groupe et prenez soin de ne pas perturber la faune et la flore. Repartez avec tous vos déchets, vous devez laisser votre emplacement aussi propre que vous l’avez trouvé, comme si vous n’y aviez jamais séjourné. Enfin, prévoyez du matériel adapté et pensez à prévenir quelqu’un de votre petite escapade nomade !

 

Vous pouvez tout à fait combiner bivouac et sport de plein air, comme le trek ou la randonnée. Pour aller plus loin, faites notre quiz et découvrez quelle randonnée de l’Hérault est faite pour vous !

Conseils et astuces pour voyager zéro déchet

Vous avez travaillé d’arrache-pied toute l’année et vous avez bien l’intention de profiter de vos congés pour partir en vacances ? Vous souhaitez concilier vos engagements zéro déchet avec votre envie de voyager ? Contrairement à ce que l’on pourrait penser, vous pouvez tout à fait combiner ces deux principes, qui relèvent aujourd’hui plus de la nécessité que de la bonne idée ! 

 

Voyager zéro déchet est en réalité beaucoup moins compliqué que ce que l’on pourrait s’imaginer, surtout si vous êtes déjà devenu un fervent pratiquant de la démarche grâce à notre guide du zéro déchet pour les débutants. Les gestes simples du quotidien s’appliquent en toutes circonstances, à la maison comme en vacances !

 

Bien entendu, il n’existe pas de “guide ultime” du voyage zéro déchet, car chaque périple est unique et dépend de différents facteurs, comme la destination envisagée, le temps dont vous disposerez, le mode de transport que vous choisirez, le type et le volume de bagage que vous souhaitez embarquer, l’hébergement dans lequel vous séjournerez et le type de séjour que vous voulez passer. 

 

En résumé, le contenu de votre valise ne sera pas le même, suivant que vous passiez un week-end à Montpellier ou quinze jours à Brest ! Cependant, voici quelques conseils et astuces basiques, qui pourront toujours vous être utiles !

Avant de partir

Préparer ses vacances zéro déchet

Votre choix s’est arrêté sur une ou plusieurs destinations en particulier ? Avant de boucler vos bagages et de vous lancer à la conquête de nouvelles aventures et de surprenants paysages, gardez en tête les recommandations suivantes :

Anticiper

Anticipez quelques détails pratiques qui vous permettront de persévérer dans votre démarche zéro déchet. Par exemple, vous pouvez télécharger vos billets (de transports, d’activités, etc) sur votre smartphone plutôt que de les imprimer. Pensez également à télécharger vos plans plutôt que de vous encombrer avec des cartes et dépliants que vous finirez par jeter. 

 

Anticipez les papiers qui vous seront distribués pour pouvoir les refuser, comme les tickets de caisse ou les prospectus, en emportant avec vous un petit carnet dans lequel vous pourrez tenir le compte de vos dépenses ou noter les bonnes adresses que vous aimeriez tester. 

Prévoir

Votre destination ne se situe pas tout près et nécessite un temps de trajet ? Pensez à prévoir votre pique-nique ou de quoi grignoter, sous peine de devoir affronter les fameux sandwichs triangles et autres paquets de chips et bouteilles d’eau en plastique, dont les emballages viendront grossir les rangs des déchets que vous produisez, en plus de vous coûter une petite fortune. Réfléchissez à la meilleure façon de transporter votre en-cas de manière à respecter la démarche zéro déchet, en vous munissant d’une lunch box et d’une gourde en inox ou en emballant votre casse-croûte dans du bee-wrap !


En ce qui concerne le petit matériel pratique, prévoyez vos propres objets réutilisables. Ainsi, n’imprimez plus les étiquettes de vos bagages mais investissez dans leur version durable et réutilisable, et n’acceptez plus les écouteurs et masques de sommeil emballés que pourraient vous proposer certaines compagnies lors d’un long trajet.

Se renseigner

Enfin, renseignez-vous en amont sur votre lieu de destination, notamment en ce qui concerne les lieux et horaires des marchés, les spécialités locales ou les activités éco-responsables que vous pourriez combiner avec votre démarche zéro déchet. Non seulement vous gagnerez du temps, mais cela vous évitera aussi de dévaliser les brochures de l’office de tourisme !

 

Pour vous aider, pensez aux blogs, forums et sites web dédiés ou aux applications ! Par exemple, l’application BULK, créée par Bea Jonhson, l’auteur de la règle des 5 R du zéro déchet, vous permet de trouver les commerces qui ont une démarche zerowaste (vrac alimentaire, produits d’hygiène et de beauté éco-responsables, cafés et restaurants végétariens/vegans, etc) partout dans le monde ! Il s’agit d’une plateforme participative, où chacun est libre de référencer sa nouvelle trouvaille.    

Voyage voyage, zéro déchet dans mes bagages

Quels vêtements emporter ?

L’une des premières choses à laquelle on pense lors de faire ses bagages, c’est évidemment aux vêtements que l’on va emporter. Les réponses à cette interrogation varient d’un voyage à l’autre, mais l’une des principales recommandations est de ne pas vous charger et de prendre uniquement le nécessaire. Certains préconisent même la règle des trois tenues, que vous pourrez laver au fur et à mesure suivant la durée de votre voyage.

 

Choisissez des tenues dans lesquelles vous vous sentez parfaitement à l’aise et que vous serez sûr de porter, dans lesquelles vous pourrez pratiquer vos activités sans soucis. Adaptez le contenu de votre valise en fonction de votre destination, en prenant également en compte les spécificités des endroits que vous avez l’intention de visiter. Par exemple, si vous souhaitez visiter un lieu de culte, n’oubliez pas d’emporter de quoi vous couvrir. 

 

Ces conseils s’appliquent également à vos paires de chaussures. Moins vous en emporterez, plus léger vous voyagerez ! Ce n’est pas un drame si vous vous retrouvez avec la même paire de baskets sur vos dix prochaines photos Instagram. Le superflu et la fast-fashion n’ont pas leur place dans la démarche zéro déchet, privilégiez donc des vêtements et accessoires techniques, confortables et utilisables pour plusieurs occasions.

Se constituer un kit zéro déchet d’indispensables

Comme son nom l’indique, il s’agit d’un kit d’objets indispensables que vous emporterez partout avec vous. Il existe des kits tout faits mais le mieux reste de le composer vous-même, en fonction de vos besoins et de vos préférences. Voici quelques éléments qui pourront servir de base à votre kit zéro déchet :

De la vaisselle réutilisable

Il peut toujours être utile de disposer d’une boîte à lunch en inox. Si elle ne vous sert pas pour emporter votre repas, vous pouvez aussi l’utiliser comme contenant et y entreposer des produits en vrac que vous aurez achetés au marché par exemple. En solution alternative ou en complément, vous pouvez prévoir quelques bee-wraps qui remplaceront le papier d’aluminium et le film étirable au moment d’emballer vos sandwichs. 

 

Pour aller avec votre boîte à lunch, n’oubliez pas d’emporter des couverts réutilisables, afin d’éviter les couverts en plastique jetables. Pour les transporter, vous pouvez les emballer dans une serviette en tissu ou un torchon, qui vous seront toujours utiles et remplaceront à merveille les serviettes en papier et feuilles d’essuie-tout.

 

Pour compléter votre set de pique-nique, vous pouvez emporter un mug ou un gobelet isotherme en inox, qui vous permettra de savourer des boissons froides ou chaudes sans avoir recours aux gobelets en plastique ! 

Une gourde et de quoi filtrer l’eau

S’il y a bien un objet à ne pas oublier pour un voyage zéro déchet, c’est assurément la gourde ! Pratique, durable, réutilisable, la gourde est un réel indispensable, en voyage comme au quotidien. Il s’agit d’un investissement vite rentabilisé et qui permet d’endiguer un véritable fléau, quand on sait qu’à travers le monde, ce sont près d’un million de bouteilles en plastique qui sont vendues chaque minute ! 

 

Si boire l’eau du robinet vous pose quelques difficultés ou si vous prévoyez de partir randonner, il existe des solutions comme les gourdes filtrantes ou purifiantes, ou encore les perles de céramique. Sinon, pour ceux qui en ont l’occasion, vous pouvez tout simplement faire bouillir l’eau.

Objets divers

Pour terminer de garnir votre kit zéro déchet, vous pouvez enfin :

  • Vous munir de sacs à vrac ou d’un tote bag, pratique lors de vos emplettes
  • Remplacer vos paquets de mouchoirs en papier par quelques mouchoirs en tissu, faciles à entretenir et à laver
  • Emporter un chargeur solaire ou à dynamo, ingénieux et utile en toute occasion 

Composer sa trousse de toilette minimaliste

Trousse de toilette zéro déchet

Pour voyager zéro déchet, commencez par renoncer aux trousses de toilette toutes prêtes de mini-produits. Attractives, elles n’en sont pas moins souvent composées d’ingrédients controversés pour la santé, en plus de coûter cher et d’être suremballées ! 

 

La meilleure solution est de composer vous-même votre trousse de toilette, dans laquelle vous emporterez tous vos essentiels, ce qui vous évitera d’utiliser les produits mis à votre disposition par votre hébergement et emballés individuellement !

 

Préférez des produits solides, qui prendront moins de place, et n’emportez que le strict nécessaire. Du shampoing solide pour vos cheveux, du dentifrice solide ou des pastilles à croquer à combiner avec votre brosse à dents éco-responsable, un stick de déodorant solide, et remplacez l’intégralité de vos crèmes par un baume multi-usages qui nourrit et hydrate de la tête aux pieds. 

 

En ce qui concerne votre pain de savon, privilégiez du véritable savon de Marseille. La petite astuce consiste à embarquer deux morceaux avec vous, l’un pour vos ablutions, et l’autre en tant que produit ménager, aussi efficace pour la lessive que pour la vaisselle !  

 

Enfin, suivant votre destination, vous serez peut-être amené à vous munir de crème solaire et de produits anti-moustiques. Attention toutefois à leur composition, souvent néfaste pour l’environnement mais également pour la santé ! Choisissez vos articles avec précaution ou fabriquez-les vous-même grâce à des recettes Do It Yourself. La meilleure protection zéro déchet reste cependant… vos vêtements, tout simplement ! Un tee-shirt à manches longues et un pantalon constituent un excellent rempart contre les piqûres et le soleil. Et pour une défense encore plus efficace contre ce dernier, vous pouvez investir dans des vêtements anti-UV.

 

>> Pour en savoir plus sur les cosmétiques zéro déchet, consultez notre article “Objectif zéro déchet à la maison” qui comporte une partie spéciale salle de bain comprenant de nombreux conseils sur les produits d’hygiène et de beauté.

Rapporter des souvenirs éco-responsables

Le meilleur moyen de ramener des souvenirs lors d’un voyage zéro déchet, c’est tout simplement de ne pas en acheter ! Lancez-vous dans l’écriture de votre récit de voyage que vous pourrez agrémenter de photos, cela constituera un souvenir impérissable de vos aventures. 

 

Si vous tenez quand même à rapporter avec vous quelque chose de matériel, privilégiez l’artisanat local et les spécialités régionales, plutôt que les objets fabriqués à l’autre bout du monde. Par exemple, pas la peine d’acheter un porte-clé de la Tour Eiffel made in China à Paris, ou des Zézettes de Sète à Lille.

En résumé

Des vacances zéro déchet c’est donc un peu d’anticipation et plein de bonnes pratiques ! Il faut respecter ses valeurs et appliquer les 5 grands principes du zéro déchet, à savoir refuser, réduire, réutiliser, recycler et composter.

 

Enfin, rien ne sert d’aller bien loin pour se sentir dépaysé et faire de belles découvertes. Ainsi, combinez votre voyage zéro déchet avec le slow tourisme ou les micro-aventures, et partez en quête des petites pépites cachées bien plus près que vous ne le pensez, comme en atteste nos 10 idées pour partir à l’aventure près de chez soi !

6 conseils pour être éco-responsable à la plage

Les vacances approchent à grands pas, et avec elles les envies de baignades et de farniente les pieds dans le sable. Ni une ni deux, vous prenez le chemin du littoral, tongs chaussées et lunettes de soleil sur le nez. Vous arrivez enfin sur ce lieu de repos tant convoité et cherchez un endroit où poser votre serviette, quand tout à coup, votre petit orteil frôle un objet non identifié.

 

En vous penchant pour observer de plus près, vous tombez nez à nez avec un vieux mégot abandonné. Et en avançant, le constat est accablant. Ce sont des déchets par dizaines, éparpillés çà et là, se ballottant au gré du vent, tantôt roulant sur le sable, tantôt flottant à la surface de l’eau. Ici une paille, là-bas un gobelet en plastique. Un peu plus loin, vous apercevez une mouette occupée à gober un reste de biscuit encore à moitié emballé.

 

Ces problèmes, vous y avez déjà sûrement été confrontés au moins une fois dans votre vie, et pourtant, il ne s’agit que de la partie émergée de toute la pollution qui détruit chaque jour un peu plus ce magnifique paysage, sur terre comme en mer.

 

Pour lutter contre ce désastre environnemental, voici 6 conseils pour être éco-responsable à la plage.

1) Continuer de pratiquer le zéro déchet

Pratiquer le zéro déchet à la plage

Au quotidien comme en vacances, à la maison comme à la plage, la démarche zéro déchet, c’est tous les jours et toute l’année. Continuez les bonnes pratiques que vous avez mises en place avec notre petit guide du zéro déchet et pensez à toujours embarquer avec vous un kit d’indispensables lors de vos sorties.

 

Ainsi, n’oubliez pas votre gourde isotherme et votre vaisselle réutilisable pour votre pique-nique, et bannissez bouteilles d’eau et couverts en plastique ! Si vous comptez emporter de quoi grignoter, préférez les emballages réutilisables aux emballages jetables et assurez-vous de vous munir de quoi remporter le moindre déchet que vous pourriez produire, pour le trier une fois de retour chez vous.

 

Pour les fumeurs, pensez à investir dans un cendrier de poche. Pour rappel, un seul mégot pollue jusqu’à 500 litres d’eau, sans parler des années qu’il met à se dégrader !

 

Le saviez-vous ?
Les déchets les plus courants retrouvés sur les plages sont les bouteilles d’eau et les couverts en plastique, les pailles jetables, les emballages de biscuits/confiseries et les mégots de cigarette. Raison de plus pour se tourner vers le zéro déchet !

2) Bien choisir sa crème solaire

Bien choisir sa crème solaire à la plage

Les crèmes solaires sont néfastes pour la faune et la flore aquatique. Le sujet fait parler de lui depuis quelques années maintenant, et pourtant, chaque année les chiffres peinent à baisser. Ainsi, tous les ans, ce sont entre 6 000 et 14 000 tonnes de crème solaire qui finissent par tapisser les fonds marins, asphyxiant poissons et coraux. Ces derniers sont particulièrement touchés par les composés chimiques issus des crèmes solaires, qui contribuent grandement à leur blanchissement.

 

Outre ses effets néfastes sur la vie sous-marine, la crème solaire peut également s’avérer nocive pour l’Homme suivant sa composition. En effet, des études ont montré que certaines crèmes contiendraient des ingrédients fortement soupçonnés d’agir comme des perturbateurs endocriniens ou des minéraux introduits sous forme de nanoparticules comme le dioxyde de titane, classé comme substance cancérogène possible chez l’Homme par le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC).

 

Pour préserver l’environnement mais également sa santé, il convient donc de bien choisir sa crème solaire. Si les versions “bio” sont réglementées dans leur utilisation de nanoparticules, certaines n’en sont cependant pas exemptes. De plus, la majeure partie de ces crèmes peine souvent à offrir une protection solaire aussi efficace que leurs cousines chimiques, il faudra donc vous en appliquer plus souvent.

La protection solaire la plus écologique reste de ne pas s’exposer, en se tenant sous un parasol ou en se couvrant avec des vêtements anti-UV, certes moins pratique pour bronzer. Vous pouvez également agrémenter votre tenue d’un chapeau ou d’une casquette, ainsi que d’une paire de lunettes de soleil !

 

Le saviez-vous ?
L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) recommande de ne pas s’exposer au soleil entre 12h et 16h dès que l’indice UV est supérieur à 3. Pensez ainsi à regarder une carte des indices UV de la journée avant de partir !

3) Respecter la biodiversité

Biodiversité à la plage

Vous souhaitez conserver un souvenir de votre escapade en bord de mer ? Prenez quelques clichés et laissez à leur place coquillage, sable et galets ! Respectez la biodiversité et ne contribuez pas à la fragilisation de l’écosystème. Ainsi, gardez-vous de ramasser quoi que ce soit, sur terre comme en mer.

 

De même, n’approchez pas les animaux et ne les nourrissez pas, qu’il s’agisse d’une mouette qui attend qu’on lui lance un reste de sandwich dans le bec ou d’un petit poisson mignon prêt à gober un bout de pain tout rond. Cela les perturbe et peut entraîner maladies voir décès, suite à des gonflements de l’estomac ou de la non assimilation des aliments.

Enfin, si vous pratiquez la pêche à pied, respectez la biodiversité et les réglementations. Ne ramassez que les espèces autorisées et dans leurs tailles indiquées, en quantité raisonnable.

 

Le saviez-vous ?

Nourrir les mouettes ou les goélands constitue une infraction au code de la santé publique, et est même passible d’une amende dans certaines communes côtières. A Calais par exemple, la note peut grimper jusqu’à 450€ !

4) Limiter ses passages aux douches de plage

Douche de plage

Certaines plages mettent à disposition des douches d’eau douce, pour se rincer après la baignade. Si l’idée semble pratique, en réalité elle n’est pas très écologique. Outre le gaspi de cette ressource, les eaux grises des douches de plage ne sont généralement pas filtrées et finissent immanquablement leur course dans les océans, déversant ainsi shampoings et gels douche dans l’écosystème sous-marin.

 

Si vous souhaitez passer par les douches de plage, contentez-vous de vous rincer rapidement, vous aurez tout le temps de vous laver convenablement de retour chez vous.

 

Le saviez-vous ?

Dans l’Hérault, les douches de plage sont petit à petit remplacées par des pédiluves, afin de lutter contre le gaspillage, c’est le cas notamment à Palavas-les-Flots. En ce qui concerne Mauguio-Carnon, les douches ont été conservées, mais elles sont cependant alimentées par les eaux du canal du Bas-Rhône afin de ne pas puiser dans la nappe phréatique.

5) Pratiquer des sports éco-responsables

A la plage, vous préférez vous dépenser plutôt que lézarder ? Vous aimez tester et pratiquer de nouveaux sports plutôt que barboter sous la chaleur ? Pensez aux activités éco-responsables et faites un geste pour la planète en bannissant les sports motorisés dont l’empreinte carbone et les nuisances sonores perturbent l’environnement.

  • Vous avez de l’énergie à revendre et aimez les activités pleines de peps ? Connaissez-vous l’aquagym et l’aquaboxing en mer ? Plutôt que de pratiquer ces disciplines à la piscine, profitez des embruns marins et du soleil qui brille dans le ciel pour booster votre forme et votre moral ! De quoi vous ouvrir l’appétit pour un pique-nique ou un goûter bien mérité !
  • Vous préférez quelque chose de plus calme afin de ménager vos efforts et reprendre le sport en douceur ? Laissez-vous tenter par la marche aquatique, praticable par toute la famille. Seul ou en groupe, vous apprécierez le caractère relaxant et revitalisant de cette activité de plein air, dont les bienfaits de l’iode et des sels minéraux se coupleront avec délectation au cadre apaisant du bord de mer.
  • Plutôt de nature curieuse et aventurière ? Partez inspecter les fonds marins lors d’un baptême de plongée, une plongée d’exploration ou une balade en snorkeling ! Que vous soyez débutant ou aguerri, vos séances ne se ressembleront jamais et vous prendrez toujours plaisir à observer la vie aquatique !
  • Envie de sensations inédites ? Avez-vous déjà entendu parler de la monopalme ? Si vous avez toujours rêvé de nager comme un dauphin, et que vous avez envie de faire la sirène ailleurs que dans votre baignoire, alors ce sport est fait pour vous ! Chaussez votre monopalme et laissez libre cours à vos désirs les plus fous !
  • Vous souhaitez tester des activités de glisse ? Plutôt que du jet-ski ou du ski nautique tracté par un bateau à moteur, essayez le stand-up paddle ou le kayak de mer. Beaucoup plus silencieuses et plus responsables, ces activités nautiques vous feront vivre des sensations que vous n’oublierez pas de si tôt !


Le saviez-vous ?

Vous souhaitez pratiquer un sport de plage éco-responsable mais ne savez pas où chercher ? CoAventure recense pour vous les meilleurs professionnels du tourisme pour vous proposer des activités de qualité, où loisirs et respect de l’environnement sont étroitement liés ! > Découvrez toutes les activités éco-responsables disponibles

6) Agir en faveur de la protection des plages

Nettoyer la plage

Pour profiter de la plage de manière éco-responsable, vous pouvez choisir de vous rendre sur des plages engagées “plages sans déchet plastique”, où les communes auxquelles elles appartiennent ont signé une charte d’adhérence à des engagements concernant la sensibilisation écologique, le ramassage, le nettoyage, la collecte, le tri des déchets et la prévention environnementale.

 

Vous pouvez également aller sur des plages labellisées “Pavillon Bleu”, garantissant une eau de qualité et des plages propres et sécurisées. Il s’agit d’un écolabel international inscrit dans une démarche de développement durable et attribué selon des critères précis concernant la gestion des déchets, la qualité de l’eau et la protection de la faune aquatique.

 

Enfin, vous pouvez toujours vous engager sur la voie du bénévolat en participant à des sessions de nettoyage des plages ou pratiquer vous-même le beach clean up lors de vos sorties, en prenant le temps de ramasser les déchets que vous croiserez.

 

Le saviez-vous ?

En France, il y a en 2022 536 sites labellisés “Pavillon Bleu”, parmi lesquels figurent 419 plages mais également 117 ports de plaisance. L’Occitanie est la région comptant le plus de sites distingués, avec 110 plages et 22 ports de plaisance récompensés.

 

Et vous, quels gestes écolos pratiquez-vous pour profiter de la plage de manière responsable ? Partagez-les-nous en commentaire !

 

Comment calculer son empreinte carbone ?

L’empreinte carbone est un sujet qui fait beaucoup parler de lui en ce moment, souvent en des termes alarmants. À juste titre, car les conclusions et prédictions des dernières études menées ont de quoi nous effrayer. Chaque année, le Français moyen émet environ 10 tonnes de gaz à effet de serre, alors qu’il faudrait passer sous la barre des 2 tonnes annuelles par personne, et ce à l’échelle mondiale, afin de limiter l’augmentation des températures à +2 degrés et ainsi éviter de courir tout droit à la catastrophe environnementale !

 

En fermant les yeux sur ce problème, ce sont des scénarios dignes de films de science-fiction qui risquent d’arriver, et ce, plus tôt qu’on pourrait le penser. Nos rejets de gaz à effet de serre dans l’atmosphère ont déjà réchauffé la planète d’1,2 degrés par rapport aux années 1900 !

 

Et si nous continuons comme ça, les prédictions pour 2050 ne sont pas très reluisantes : hausse du niveau de la mer, augmentation de la fréquence et de l’intensité des canicules, sécheresses, ou encore cyclones, entraînant dans leur sillage famines, migrations, disparitions d’espèces, et bien d’autres conséquences désastreuses… Il devient donc urgent de se pencher sérieusement sur la question, non seulement de manière nationale et mondiale, mais également de manière individuelle, et de commencer à faire bouger les choses à notre échelle.

 

Mais avant d’apprendre à calculer votre empreinte carbone, connaissez-vous vraiment sa définition ? Avez-vous réellement conscience des chiffres clés ? Suivez le guide, et après la lecture de cet article, le jargon de l’empreinte carbone n’aura plus aucun secret pour vous !

Empreinte carbone : définition

Définition empreinte carbone

La notion d’empreinte carbone est souvent mal comprise et a tendance à être confondue avec celle d’empreinte écologique. Pourtant, ces deux notions sont différentes !

 

L’empreinte écologique est une mesure qui détermine la pression qu’exerce l’Homme sur la nature, souvent représentée comme le nombre de Terres nécessaires pour subvenir à ses besoins. Avec notre mode de vie actuel, nous consommons les ressources d’1,7 planète ! Pas étonnant que le Jour du Dépassement survienne chaque année de plus en plus tôt.

 

L’empreinte carbone quant à elle sert à évaluer l’impact des activités humaines sur l’environnement. Il s’agit d’un indicateur qui se concentre exclusivement sur la mesure de la quantité de gaz à effet de serre relâchée dans l’atmosphère par une activité de manière directe ou indirecte.

 

Elle peut s’appliquer à trois types de cas : pour un individu (selon son mode de vie), pour une entreprise (selon ses activités) ou pour un territoire. En ce qui concerne la France, en 2018, elle se situait à la 10e place au classement des pays les moins carbonés des 27 de l’Union Européenne.

 

Généralement exprimé en dioxyde de carbone équivalent, ou CO2e, l’empreinte carbone ne comprend pas que le CO2, mais tout un ensemble de GES (gaz à effet de serre). Chacun de ces gaz dispose d’un pouvoir de réchauffement global différent. Les principaux GES émis par l’activité humaine sont le dioxyde de carbone (CO2), le méthane (CH4), la vapeur d’eau (H2O), le protoxyde d’azote (N2O) et l’ozone (O3).

L’empreinte carbone individuelle

A l’échelle individuelle, calculer son empreinte carbone permet d’ajuster sa consommation et de faire un geste pour la planète en adoptant par la suite un mode de vie écoresponsable. Le but est d’obtenir une vision globale et chiffrée de son impact sur l’environnement. En se rendant compte des conséquences de son mode de vie, il devient alors plus facile de réfléchir à des actions afin de réduire son empreinte carbone et tendre vers l’objectif de 2 tonnes de CO2 maximum par habitant.

 

L’empreinte carbone individuelle prend en compte quatre grandes catégories que sont les transports, l’alimentation, le logement et le style de vie – chacune comportant un large spectre de données, calculées sur une année entière.

 

Ainsi, les transports ne se résument pas qu’aux déplacements quotidiens pour se rendre au travail ou aller faire ses courses (voiture, bus, métro, tramway ou encore vélo), il faut également ajouter ses déplacements plus occasionnels, qui concernent les voyages et les sorties (avion, train, etc).

 

L’alimentation couvre quant à elle le régime alimentaire, ainsi que toutes les étapes d’un produit atterrissant dans votre cuisine, de leur production à leur consommation, en passant par leur transformation, leur transport et leur distribution.

 

L’empreinte carbone personnelle comprend également une partie liée à l’habitation. Ainsi, on étudie le type de logement (maison, appartement), sa surface, le nombre d’habitants, les appareils ménagers utilisés, le type d’énergie et de chauffage consommé, ou encore l’isolation.

 

Enfin, la dernière catégorie concerne le style de vie. Cela passe par les appareils électroniques utilisés, les dépenses en vêtements et en produits d’hygiène ou de beauté, ou encore le recyclage des déchets. Cela prend donc en compte une bonne partie des démarches éco-responsables que vous menez, comme par exemple si vous suivez les bonnes pratiques conseillées dans notre petit guide du zéro déchet !

Empreinte carbone : quelques chiffres clés

Les moyens de transport émettant le plus de GES

Empreinte carbone des transports

Les transports constituent les 1ers émetteurs de GES de tous les secteurs, en produisant à eux seuls 30% des émissions de CO2 de la planète. Dans un monde toujours en mouvement, les possibilités de se déplacer n’ont de cesse d’évoluer au fil des années.

 

Routes et autoroutes, chemins de fer, câbles de tramway, lignes de métro, pistes cyclables, mais également conquête du ciel et des océans, sont autant d’invitations aux trajets qui engendrent des conséquences néfastes, pour la santé comme l’environnement, qu’ils soient courts ou longs, occasionnels ou réguliers.

La voiture

En France, contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce n’est pas l’avion mais la voiture qui constitue le moyen de transport le plus polluant. En effet, les quelques 38 millions de véhicules en circulation sur le territoire émettent à eux seuls plus de GES que tous les autres moyens de transport réunis, sans parler de l’impact généré par leur importation.

 

Se déplacer en voiture est une habitude bien ancrée dans le quotidien des Français, qui l’utilisent souvent plus que de raison, quand bien même d’autres moyens de transport seraient à leur disposition. Ainsi, des études menées ont estimées que 40% du nombre de trajets journaliers effectués en voiture feraient moins de 3 km ! Ces trajets de courtes distances, effectués le plus souvent en ville, sont deux fois plus polluants que de plus grands trajets, notamment à cause de la surconsommation de carburant quand le moteur est froid et des arrêts et redémarrages fréquents (bouchons, vitesse de circulation abaissée, feux tricolores, passages piétons, …).

 

Mais il ne s’agit que de la partie émergée de l’iceberg, car de nouveaux problèmes font peu à peu surface. L’un d’entre eux est notamment l’intérêt croissant des usagers pour les SUV (Sport Utility Vehicle). Véritables entraves aux efforts menés dans la lutte contre le réchauffement climatique, ces grosse voitures, plus lourdes et moins aérodynamiques, consomment en moyenne 25% de plus qu’un véhicule classique, et constituent la 2e cause de la hausse des émissions mondiales de CO2 de ces 10 dernières années !

L’avion

Le secteur aéronautique n’est pas non plus en reste en ce qui concerne l’empreinte carbone générée, comme en témoigne le mois de juillet 2019, qui a vu un nouveau record de vol journalier dans le monde être atteint avec 230 409 vols, soit une augmentation de 13% comparée à l’année précédente ! Cette augmentation s’explique en grande partie par les tarifs toujours plus attractifs, entre vols low cost, boom des promotions Internet et baisse des coûts d’exploitation.

 

De quoi permettre à un plus grand nombre de voyager, au plus loin comme au plus près. Ainsi, les trajets en train se voient boudés au profit des vols intérieurs, alors que ces derniers émettent 70 fois plus de gaz à effet de serre que le TGV ! Depuis 1990, les kilomètres parcourus par les passagers des avions lors de vols intérieurs ont augmenté de 39% !

 

Mais les passagers ne sont pas les seuls à se déplacer, et ces dernières années (crise sanitaire mise à part), le transport de marchandises par voie aérienne n’a cessé de croître, jusqu’à enregistrer une hausse de 28% d’émissions de CO2 par rapport à 2013, soit une augmentation bien plus importante que pour n’importe quel autre moyen de transport.

 

Cela donne matière à réfléchir, quand on sait qu’aujourd’hui la grande majorité des biens que nous consommons nous parviennent de l’autre bout du monde, qu’il s’agisse de vêtements, de matériel électronique ou de denrées alimentaires.

Les GES émis par le logement

Empreinte carbone logement

En France, le logement représente le second poste d’émission de gaz à effet de serre, avec 20% des rejets de CO2 du territoire. Sans parler de la construction, les principaux postes énergétiques émetteurs de GES sont le chauffage, l’électroménager, la production d’eau chaude et la cuisine dans sa globalité, pour une empreinte carbone annuelle estimée à 2,4 tonnes de gaz à effet de serre par personne.

 

Le chauffage représente entre 59% et 75% des dépenses énergétiques d’un foyer, suivant le type d’énergie utilisée ainsi que sa consommation. L’énergie la plus polluante est le fioul, dont les émissions de GES issues de sa combustion sont de l’ordre de 64 g CO2/kWh. L’électricité se place en troisième position, derrière le gaz naturel et ses 208 g de CO2/kWh. D’après les estimations, le chauffage électrique n’émettrait qu’environ 79 g de CO2/kWh. Cependant, si d’apparence elle apparaît plus écologique, cette énergie est issue du nucléaire, qui génère beaucoup de déchets radioactifs et dont le traitement pose problème.

L’empreinte carbone générée par l’alimentation

Empreinte carbone alimentation

L’empreinte carbone générée par l’alimentation représente entre 16% à 24% des GES émis par les ménages français, suivant qu’on prenne en compte uniquement ceux liés à la production agricole ou si l’on ajoute ceux engendrés par le transport et la commercialisation. Si l’on comptabilise tout cet ensemble, alors l’empreinte carbone par Français se chiffre à 1,8 tonnes de CO2e par an. Ainsi, on atteint presque la barre des 2 tonnes annuelles recommandées, uniquement avec l’empreinte carbone de l’alimentation !

 

La faute aux protéines animales, dont les Français sont si friands. D’ailleurs, notre consommation annuelle de viande se situe autour de 65 kg par personne, un chiffre largement au-dessus de la moyenne mondiale qui est de 43 kg ! La production de viande, et notamment de bœuf, génère beaucoup plus de GES que la production de produits végétaux.

 

Par exemple, la production d’1 kg de viande de bœuf émet environ 60 kg de CO2e, tandis que la production d’1 kg de tomates n’émet qu’aux alentours de 1,4 kg de CO2e.

L’impact de son mode de vie et du numérique

Empreinte carbone numérique

Vêtements, technologie numérique, communication, démarche éco-responsable, … Notre mode de vie influe énormément sur l’empreinte carbone que nous générons. Souvent mésestimées, nos habitudes de consommation sont entièrement à revoir pour la plupart.

 

A titre d’exemple, l’achat d’un frigidaire émet 343 kg de CO2, la production d’un téléviseur émet autant qu’un vol jusqu’à Marrakech avant même son utilisation et la recherche Internet annuelle d’un seul individu génère 9,9 kg de CO2 !

 

S’il est reconnu que la consommation de biens engendre une empreinte carbone élevée, l’impact du numérique a cependant plus de mal à être perçu. Et pourtant, il représente aujourd’hui 3% à 4% des émissions de GES mondiales !

 

A l’heure des grandes avancées technologiques où l’on change de téléphone portable tous les ans et où les ordinateurs deviennent de plus en plus performants, l’empreinte carbone numérique n’a de cesse d’augmenter, proportionnellement à la demande énergétique mondiale, qui croule sous le poids des requêtes Internet, des milliards d’emails à stocker sur des serveurs, des diffusions de vidéo en streaming ou encore des sauvegardes dans le Cloud.

 

D’apparences anodines, ces actions exécutées des milliards de fois aux quatre coins de la planète émettent en réalité une grande quantité de CO2, dont la majeure partie est due à la diffusion de vidéos en continu, à cause de la lourde taille de leurs données.

Comment calculer mon empreinte carbone personnelle facilement ?

Il existe plusieurs méthodes pour calculer son empreinte carbone, suivant que l’on veuille calculer son empreinte carbone générale ou si l’on souhaite se pencher sur une catégorie en particulier.

Calculer empreinte carbone

Calculer mon empreinte carbone globale

La manière la plus simple consiste à se tourner vers un simulateur en ligne, qui se chargera des calculs à votre place afin de vous aider à y voir plus clair. Le simulateur public “Nos GEStes climat”, développé par l’ADEME (Agence de la transition écologique) et l’ABC (Agence bilan carbone) est gratuit, très complet et facile d’utilisation.

 

Il vous suffit de répondre à quelques questions concernant vos habitudes de consommation et le simulateur vous soumettra un résultat simple à décrypter, sous forme d’ordre de grandeur. Vous serez ainsi confronté à vos postes de consommation, du plus élevé au moins impactant, ainsi qu’à une donnée chiffrée concernant votre empreinte carbone comparée à la moyenne nationale. Si vous souhaitez aller plus loin, le site se charge également de proposer des solutions adaptées pour vous aider à réduire votre empreinte carbone, basées sur le profil de votre quiz.

Calculer l’empreinte carbone de mes trajets

Si vous souhaitez vous concentrer sur les émissions de carbone de vos trajets, le simulateur public et gratuit “Mon impact transport”, également porté par l’ADEME, vous propose de calculer la quantité de CO2 que vous émettez en fonction de votre distance parcourue et suivant le moyen de transport que vous utilisez.

 

Fiable et très simple d’utilisation, il prend en compte une multitude de possibilités, de la voiture au vélo, en passant par le tramway, le TGV et même la trottinette électrique ! Il existe également un filtre “covoiturage”, pour que votre résultat colle au plus près de la réalité.

Calculer l’empreinte carbone de mon alimentation

Sachez que si vous voulez vous pencher sur l’empreinte carbone de votre alimentation, le calcul ne sera pas aussi précis que pour les transports, cependant, cela vous donnera une bonne vision d’ensemble pour vous permettre de mettre le doigt sur les postes émetteurs sur lesquels vous devrez fournir les plus gros efforts.

 

Le calculateur d’empreinte carbone alimentaire de MyCO2 se démarque par son approche plus littéraire du problème, en proposant de remplir des textes à trous en fonction de vos habitudes de consommation. Il n’en reste pas moins très simple à effectuer et a le mérite de se réaliser gratuitement en moins de 5 minutes !

Calculer l’empreinte carbone de mon habitation

Ici encore, MyCO2 met à disposition du public un calculateur d’empreinte carbone logement, afin de se faire une idée de l’impact des GES émis par son habitation. Ce simulateur se base principalement sur le type de chauffage dont vous dépendez, mais il ne prend cependant pas en compte l’électricité, le bois, la pompe à chaleur, le solaire thermique et le chauffage urbain dans sa méthodologie de calcul.

Calculer mon empreinte carbone numérique

Vous pouvez également calculer votre empreinte carbone numérique facilement grâce à l’association française The Shift Project, qui œuvre pour l’atténuation du changement climatique et la réduction de la dépendance de l’économie aux énergies fossiles. Cette association a développé le “Carbonalyser”, une extension de navigateur qui vous permet de visualiser votre consommation en temps réel, pour le moment uniquement disponible sur Firefox.

 

Vous pouvez également y avoir accès depuis votre smartphone grâce à son application “Mobile Carbonalyser” que vous pouvez trouver sur Google Play. Entièrement gratuit, le “Carbonalyser” vous fournit non seulement des estimations de votre consommation, mais analyse également votre temps passé à naviguer, la quantité totale de données que vous avez transféré ou encore le top 5 des sites sur lesquels vous vous rendez le plus souvent !

Pour conclure

Pas facile de savoir où donner de la tête parmi toutes les préoccupations écologiques pointées du doigt et toutes les démarches et efforts à faire afin de limiter la casse. Grand sujet de discussions de ces dernières années, l’empreinte carbone n’est pas une mince affaire, c’est pourquoi il est important de faire face à ses habitudes de consommation.

 

Vous obtiendrez alors un regard nouveau sur l’impact qu’ont vos activités sur l’environnement, ce qui vous aidera à entamer et/ou à poursuivre des actions pour un mode de vie plus soutenable et éco-responsable.

 

Objectif zéro déchet à la maison

Se mettre au zéro déchet à la maison ne se résume pas qu’à se tourner vers le vrac ou investir dans des lingettes démaquillantes lavables. Il existe une multitude d’astuces et de bonnes idées pour réduire petit à petit sa production de déchets à la source.

 

Afin de compléter votre petit guide du zéro déchet pour les débutants, voici un article qui vous permettra de passer à cette démarche éco-responsable dans toutes les pièces de votre maison, de la cuisine au dressing, en passant par le bureau et la salle de bain !

Ma cuisine zéro déchet

La cuisine est sans conteste le chef-lieu de votre production de déchets. Entre les emballages, les moyens de conservation des aliments et les déchets organiques, ce sont 354 kg d’ordures ménagères par habitant qui sont produits chaque année ! Il s’agit donc de la pièce dans laquelle vous aurez sans doute le plus de mauvaises habitudes à changer afin de tendre vers le zéro déchet. Ainsi, voici quelques conseils pour vous aider dans votre démarche.

Zéro déchet dans la cuisine

Faire la chasse au plastique à usage unique

On oublie les pailles, gobelets et assiettes en plastique jetable prévus pour les piques-niques du dimanche ou les goûters d’anniversaire de votre bambin, et on les remplace par des équivalents durables et responsables si l’on tient vraiment à avoir ce genre de chose chez soi, comme des pailles réutilisables en inox par exemple.

Conserver ses aliments autrement

Ici aussi, exit les matériaux à usage unique pour stocker vos denrées ou conserver vos restes au frigo. On remplace le film étirable et le papier d’alu par des boîtes et bocaux en verre, on couvre ses plats avec de jolies charlottes lavables et réutilisables, et on emballe ses sandwichs dans du bee wrap qu’on pourra même emporter dans son lunch bag !

Investir dans de l’équipement durable

Le grand retour des cocottes en fonte est arrivé ! Réputées pour leur durabilité, les batteries de cuisine en fonte seront des alliés du quotidien qui ne vous lâcheront pas du jour au lendemain !

 

Pour vos moules à pâtisserie et vos plats à four, préférez les modèles en verre plutôt que leurs cousins en silicone, plus fragiles et qui peuvent contenir des matières dangereuses pour la santé.

 

En ce qui concerne les ustensiles de cuisine, privilégiez les spatules et planches à découper en bois, qui, bien entretenues, vous accompagneront un bon bout de temps également.

Revoir ses besoins concernant les petits objets du quotidien

Vous venez de vous servir un verre d’eau mais en avez renversé la moitié à côté ? Ce n’est sûrement pas la peine de sacrifier 4 feuilles d’essuie-tout quand un simple coup d’éponge pourrait suffire. Apprenez à vous défaire de vos habitudes et prenez le réflexe de vous demander si vous ne pourriez pas régler le problème grâce à une solution alternative plus responsable.

 

Commencez par remplacer petit à petit vos gadgets superflus que vous finirez par jeter. Qui a vraiment besoin d’un ustensile pour couper sa pomme ou casser un œuf ? Vous gagnerez ainsi un peu de place dans votre cuisine, et dans votre poubelle par la même occasion !

 

En ce qui concerne vos indispensables, essayez de vous tourner vers leur version éco-responsable quand cela est possible. Par exemple, vous pouvez remplacer votre essuie-tout par un rouleau de feuilles en tissu lavable, vos capsules à café par des capsules rechargeables ou votre papier sulfurisé par un tapis de cuisson pour le four réutilisable.

Se (re)mettre à cuisiner

Cuisiner zéro déchet

Ce n’est pas un secret, pour tendre vers le zéro déchet, il faut mettre la main à la pâte et se motiver à cuisiner. On privilégie les circuits courts et locaux pour s’approvisionner, et on ressort les livres de recettes ou on fait un petit tour sur Internet. Vous maîtriserez ainsi la composition et les portions de vos menus, et aurez la satisfaction de déguster de bons petits plats faits maison.

 

Évidemment, cuisiner prend du temps, cependant il existe quelques astuces pour le regagner par la suite. Connaissez-vous le “batch cooking” ? Il s’agit d’une méthode basée sur l’anticipation et l’organisation. Cela consiste à préparer tous vos repas de la semaine en amont, généralement en une seule session, pour n’avoir plus qu’à réchauffer le moment venu !

 

Ainsi, il est important d’établir ses menus à l’avance et de faire une liste de course rigoureuse en fonction de vos besoins, en pensant aux différentes manières de réutiliser vos ingrédients. Vous pensez cuisiner un gratin de courgettes ? Vous pourriez faire d’une pierre deux coups en prévoyant également des courgettes farcies !

 

Il existe deux façons de s’adonner au batch cooking. La première est de cuisiner chaque recette et en congeler une partie, et l’autre consiste à préparer chaque aliment séparément et d’assembler le tout juste avant de passer à table. Dans tous les cas, vous gagnerez votre temps et vous libérerez du fameux “qu’est qu’on mange ?”.

 

C’est également l’occasion de partager un moment en famille ou de tester de nouvelles choses, comme la cuisine de plantes et fleurs comestibles, ou la cuisine anti-gaspi !

Composter ses déchets organiques

Dans les ordures ménagères des Français, on retrouve 32% de déchets organiques qui pourraient être revalorisés en les compostant. Que vous habitiez en ville ou à la campagne, en maison ou en appartement, composter est tout à fait à votre portée !

 

L’accès au compostage a été grandement facilité ces dernières années, et vous pourrez vous procurer sans difficultés un bac à compost individuel dans de nombreuses tailles suivant vos besoins ou jeter vos épluchures dans les bacs à compost collectifs de votre copropriété. Pour les personnes disposant de peu d’espace, sachez qu’il existe également des composteurs d’appartements, aussi appelés composteurs de balcons, à acheter ou à faire soi-même !

 

Si vous ne souhaitez pas investir personnellement dans ce genre d’équipement et qu’il n’existe pas encore de bac à compost collectif près de chez vous, n’hésitez pas à vous renseigner pour demander à ce qu’il en soit installé un dans votre immeuble ou votre quartier.

Ma salle de bain zéro déchet

Salle de bain zéro déchet

Après la cuisine, la salle de bain constitue la deuxième pièce la plus propice aux excès de déchets. Entre les gels douches, les soins capillaires et les pots de crème et lotion pour se tartiner de la tête aux pieds, on se retrouve vite envahi, aussi bien dans les placards que dans la poubelle. Mais est-il vraiment possible de tendre vers le zéro déchet tout en conservant sa routine quotidienne ?

Passer aux produits solides ou rechargeables

Vous avez sûrement remarqué que vous consommez une importante quantité de gel douche et de shampoing, et souvent de manière déraisonnée. En effet, il est vite arrivé de vider une bouteille entamée il n’y a pourtant pas longtemps.

 

En passant aux articles solides, vous réduirez non seulement vos déchets, mais cela vous permettra également de réguler votre consommation de produits. De plus, les ingrédients qui les composent sont souvent plus propres et moins dangereux pour la santé que leurs homologues liquides, qui, en plus de présenter des éléments parfois controversés, sont essentiellement constitués d’eau ! Qui aurait envie de continuer à acheter de l’eau moussante toxique emballée dans du plastique ?

 

De nombreux produits d’hygiène et de beauté sont disponibles dans leur version solide. C’est le cas notamment des savons et des shampoings, mais on peut également trouver des après-shampoings, des dentifrices et même des crèmes hydratantes et des barres de massage !

 

Si vous tourner vers des produits solides vous semble trop radical pour le moment, vous pouvez toujours vous rapprocher du zéro déchet en investissant dans des articles rechargeables. Comme le vrac pour l’alimentation, il existe des solutions pour réutiliser vos contenants d’hygiène et de beauté. Ainsi, vous pourrez facilement vous procurer des basiques comme du gel douche, du shampoing et du déodorant rechargeable, mais aussi du maquillage grâce au concept de packaging réutilisable pour les palettes de fards à paupières, les tubes de rouge à lèvres et même et les tubes de mascara !

Remplacer les produits jetables par des alternatives durables et réutilisables

Impossible de passer à côté des lingettes démaquillantes lavables, grandes vedettes de la démarche zéro déchet. Rondes ou carrées, en coton, en fibre de bambou ou en fibre de bois d’eucalyptus, et aux motifs quasi infinis, ces petits tissus ont su se faire une place de choix dans les salles de bain pour remplacer petit à petit les lingettes et disques démaquillants jetables. Mais pourquoi s’arrêter en si bon chemin alors que d’autres produits à usage unique peuvent également laisser place à leur équivalent durable et réutilisable ?

 

En ce sens, vous pouvez par exemple remplacer vos cotons-tiges par un oriculi que vous garderez presque à vie, votre rasoir jetable par un rasoir de sûreté dont vous n’aurez que les lames à remplacer et votre brosse à dents en plastique par une variante recyclable ou à la tête interchangeable ? Plus écologiques, ces produits sont également plus économiques, car vous n’aurez presque rien à investir par la suite, contrairement à leur version jetable que vous devez constamment racheter.

 

Il est également possible de pousser la démarche zéro déchet dans la salle de bain encore plus loin, en se penchant sur les produits d’hygiène féminine. Vous n’êtes peut-être pas sans savoir que ces dernières années, les fabricants de tampons et serviettes hygiéniques se sont retrouvés confrontés à l’Agence de Sécurité Sanitaire concernant certaines substances cancérogènes et autres perturbateurs endocriniens retrouvés dans la composition de ces produits.

 

Et, en plus de contenir ces substances problématiques, les protections hygiéniques sont de véritables catastrophes écologiques, avec près de 54 milliards de serviettes et tampons jetés dans le monde chaque année ! De quoi donner matière à réfléchir pour éviter de polluer l’environnement et protéger sa santé ! Ainsi, vous pourriez peut-être vous laisser tenter par des alternatives plus saines, comme les coupes menstruelles, aussi appelées “cup”, ou par les culottes de règles lavables.

Mon bureau zéro déchet

Zéro déchet au bureau

Généralement moins évoqué que la cuisine ou la salle de bain, le bureau est aussi une pièce où l’on peut appliquer quelques gestes simples pour faire un geste pour la planète. Et cela passe principalement par revoir sa consommation de papier et de petit matériel.

 

Savez-vous qu’en moyenne, un salarié consomme entre 70 et 85 kg de papier chaque année ? Il convient donc de réduire ces chiffres, en entreprise comme à la maison, en imprimant uniquement le nécessaire, en noir et blanc plutôt qu’en couleurs, et de réutiliser les copies ratées en feuille de brouillon !

 

Pour votre petit matériel, et notamment concernant celui de l’écriture, commencez par faire le tri et réfléchissez à vos besoins. Ces 10 surligneurs de différentes couleurs vous seront-ils vraiment utiles ? Allez-vous réellement vous servir de ce set de stylo à paillettes ?

 

Des alternatives plus durables existent depuis plusieurs années déjà, comme des stylos rechargeables et des critériums à la mine remplaçable. Et parfois, il suffit simplement de se rappeler des bonnes idées du temps d’avant, comme en témoigne le stylo plume à pompe ou à piston !

 

Enfin, pour limiter vos dépenses énergétiques, n’oubliez pas d’éteindre votre ordinateur, car même en veille, il consomme encore entre 20 et 40% d’énergie ! Pour aller plus loin, vous pouvez même envisager de vous tourner vers un moteur de recherche et un hébergeur de mails écologiques afin de réduire vos émissions de CO2.

Mon dressing zéro déchet

Dressing zéro déchet

Dans une société guidée par la suprématie de la fast-fashion dont les tendances n’ont de cesse de se faire et se défaire, l’industrie de la mode n’a jamais aussi bien tourné. Pourtant, elle génère à elle seule chaque année 20% des eaux usées et 10% des émissions de carbone mondiales, ainsi que des quantités monstrueuses de déchets textiles qui viennent terminer leur vie dans les pays pauvres, comme le Ghana par exemple qui en reçoit chaque jour 160 tonnes !

 

On consomme les vêtements et les accessoires comme on se gave dans un fast-food, on achète et on jette aussi facilement qu’une feuille de papier toilette. Sans pour autant user chacun de ses vêtements jusqu’à la corde, il convient de revoir ses habitudes pour ne plus gaspiller et viser le zéro déchet.

 

En France, c’est une moyenne de 30 kg d’habits par habitant qui sont achetés chaque année, parmi lesquels moins d’1/4 sont recyclés.

 

Pour pallier ce problème, le premier réflexe à adopter est de ne plus céder à la surconsommation et de ne plus acheter aveuglément en suivant les tendances du moment mais au contraire, en s’équipant en fonction de ses besoins.

 

Ensuite, ne pas céder à la panique lorsque vous remarquez que vous avez troué votre jean préféré. Au lieu de le jeter, plongez-vous dans les tutos couture et tentez de le raccommoder ou de lui trouver une autre utilité. Qui sait, vous n’aurez peut-être plus besoin d’acheter un short pour cet été !

 

Il en va de même pour vos vieux tee-shirts, que vous pouvez recycler en chiffons pour le ménage ou en éponge tawashi, l’éponge japonaise écologique fabriquée à partir de vieux vêtements que l’on découpe en bande de tissu afin de pouvoir tricoter une belle éponge carrée aux mailles serrées. Aussi écologique qu’économique, elle dure jusqu’à 6 fois plus longtemps qu’une éponge classique !

 

Pensez également à trier vos vêtements. D’après une étude, le dressing de chaque Français renfermerait l’équivalent de 114€ de vêtements qui n’ont jamais été portés ! Avant qu’ils ne finissent par prendre la poussière et soient oubliés au fond de votre armoire, vous pouvez en faire don à des associations ou les mettre en vente lors de la prochaine foire à tout des environs.

 

Si vous souhaitez vous tourner vers la seconde main pour la vente ou l’achat de vos vêtements, privilégiez les transactions pouvant se faire non loin de chez vous, afin de limiter votre empreinte carbone lors du transport, mais également les emballages nécessaires à l’envoi !

 

Enfin, pour aller plus loin dans votre démarche zéro déchet, vous pouvez également vous rapprocher des marques éthiques et responsables plutôt que vers des marques de fast-fashion si vous avez besoin d’acheter du neuf.

En résumé

Ce ne sont pas les choix qui manquent pour tendre vers le zéro déchet dans toutes les pièces de son habitation. Qu’il s’agisse d’astuces de grands-mères ou de solutions alternatives trouvées ces dernières années, la démarche zerowaste n’a de cesse d’évoluer et de proposer de nouvelles idées !

 

Attention cependant à ce que votre volonté de bien faire ne vous fasse pas tomber dans les pièges tendus par le greenwashing et les fausses bonnes idées éco-responsables !

 

Et vous, quelles sont vos astuces pour passer au zéro déchet dans votre maison ? Partagez-les nous en commentaire.

10 sports doux pour une reprise sans mauvaises surprises

Vous avez décidé de reprendre le sport en douceur après des fêtes de fin d’année un peu trop arrosées ou en prévision d’un été caliente, mais ne savez pas dans quoi vous lancer ? Vous souhaitez retrouver la forme, mais vous avez été traumatisé par l’athlétisme et les cours de gym dans votre enfance ?

 

Vous trouverez certainement votre bonheur en parcourant notre liste de 10 sports doux pour une reprise sans mauvaises surprises !

La ruée vers le yoga

Sport doux : le yoga

Très apprécié depuis de nombreuses années, le yoga est une pratique de bien-être et de détente qui implique l’usage d’un ensemble de postures et d’exercices de respiration. Tout droit venu d’Inde, les bienfaits de cette discipline ancestrale ne sont plus à démontrer.

 

L’un des avantages du yoga est sans conteste sa grande diversité, qui lui permet de s’adresser à tout un chacun, que ce soient les enfants, les femmes enceintes ou encore les seniors.

 

Vous souhaitez vous lancer dans la pratique du yoga, mais ne savez pas où donner de la tête parmi les différents types qui existent ? Ouvrez vos chakras et découvrez maintenant quel yoga est fait pour vous !

Le pilates aux trousses

Sport doux : le Pilates

La méthode pilates prend son inspiration dans les mouvements du yoga, de la gymnastique et de la danse. Développée au début du XXe siècle par Joseph Pilates, il s’agit d’une méthode douce qui a pour but de renforcer ses muscles profonds, et de développer son corps de façon harmonieuse.

 

Le pilates est une discipline qui se pratique principalement sur un tapis au sol, et qui fait parfois appel à des objets comme des ballons, des ressorts ou des élastiques, ou même à des appareils de temps à autre.

 

Ce sport doux tient compte de six principes : la respiration, la concentration, le centrage, le contrôle, la fluidité et la précision.

 

Il y a de nombreux bienfaits à tirer du pilates, notamment pour les personnes souffrant de douleurs chroniques du dos. On peut également citer l’amélioration de la circulation sanguine ou encore la correction de la posture. Vous affinerez votre silhouette et gagnerez en souplesse en un rien de temps !

La marche : courir peut attendre

Sport doux : marche & rando

Une activité simple et pourtant terriblement efficace, la marche à pied n’a rien à envier à son cousin le footing. Que vous habitiez en ville ou à la campagne, en maison ou en appartement, rien ne vous empêche de chausser vos baskets ou vos chaussures de rando pour aller faire le tour du village ou emprunter un sentier en forêt.

 

La marche est une méthode particulièrement douce pour les personnes désirant reprendre une activité physique ou se dégourdir les jambes après une journée de travail. Elle ne nécessite pas de matériel dans la plupart des cas si ce n’est une bonne paire de chaussures dans lesquelles vous vous sentez à l’aise, et présente l’avantage de s’adapter à vos capacités et à vos besoins.

 

Tout comme il existe différents types de yoga, il existe plusieurs manières de pratiquer la marche à pied.

> La marche sportive

Plus soutenue qu’une simple promenade, la marche sportive consiste à marcher en accélérant le pas, afin d’atteindre une vitesse moyenne comprise entre 6 et 8 km/heure. Elle fait également intervenir les bras, qui doivent accompagner le mouvement des jambes, tout comme la respiration, qui doit être profonde et calquée sur les foulées.

 

Ce type de marche se pratique généralement sur un terrain plat, et est idéal pour les débutants car elle permet de se remettre en forme sans trop d’efforts.

> La marche urbaine

Comme la marche sportive, la marche urbaine consiste à marcher de façon plus soutenue qu’une marche quotidienne. Sa spécificité réside dans le fait de sa pratique qui se déroule exclusivement dans un milieu urbain, comme son nom l’indique, et qui permet ainsi une (re)découverte de la ville, en solo ou en groupe, et parfois suivant une thématique spécifique.

> La marche nordique

Vous avez peut-être déjà aperçu des marcheurs équipés de drôles de bâtons alors que le premier flocon de neige n’est pas attendu avant plusieurs mois ? Il s’agit en fait de personnes pratiquant de la marche nordique !

 

Tout droit venue de Finlande, cette discipline s’inspire du ski de fond, les bâtons sont donc essentiels à sa pratique, afin de se propulser en avant et ainsi allonger sa foulée. Leur utilisation permet de faire travailler 90%* des muscles, des pectoraux aux cuisses, jusqu’au fessier !

 

Plus technique que les autres types de marche, la marche nordique nécessite quelque temps d’adaptation afin de bien coordonner ses mouvements, mais vous y gagnerez en souplesse et en calories dépensées. En effet, pour une heure de marche nordique, ce sont 400 calories de perdues, contre 280 pour une marche classique.

> La randonnée

Bien plus long qu’une balade, on parle de randonner quand on prévoit de marcher plusieurs heures. Idéale pour s’aérer le corps et l’esprit, la randonnée est une activité qui allie sport et contemplation du paysage, c’est pourquoi elle se pratique souvent en forêt ou à la montagne, loin de l’agitation et de la pollution des espaces urbains.

 

Il existe de nombreux chemins balisés qui rendent la randonnée accessible à tout niveau, que l’on soit débutant ou non. Il faut tout de même prendre en compte le fait que le terrain est souvent pourvu de montées et/ou de descentes, et qu’il peut parfois s’avérer escarpé, il convient donc de s’équiper en conséquence.

 

Pensez à vous munir de bonnes chaussures et d’un sac à dos dans lequel prévoir de quoi vous hydrater, voire grignoter en chemin. Dans une démarche éco-responsable, vous pouvez remplacer les bouteilles d’eau en plastique par des gourdes réutilisables et préférer les fruits aux en-cas industriels.

 

L’hiver, variez les plaisirs et profitez des conditions météorologiques pour vous munir de raquettes ! La région se prête à merveille à ce type d’activité, c’est l’occasion d’explorer les environs d’une autre façon.

Le street-workout express

Sport doux : le street workout

Quel est donc ce terme à la consonance anglophone qui semble un peu sorti de nulle part ? Le street-workout désigne le fait de réaliser des exercices au poids du corps dans un espace public en extérieur. Né aux Etats-Unis dans les années 90, il associe mouvements de musculation et de gymnastique, et prête une grande importance à être pratiqué dans un milieu urbain.

 

C’est un sport qui s’exécute à votre rythme et qui intègre une hygiène de vie saine dans le but de prendre soin de son corps et se sculpter un physique harmonieux. Si votre objectif est simplement de vous maintenir en forme, le street-workout est également un bon moyen de garder la ligne et de lutter contre le surpoids ou l’obésité.

 

L’un des avantages de ce sport est qu’il est totalement gratuit et accessible à tous. Cependant, les spots où le pratiquer ne sont pas encore très présents sur le territoire français.

Le seigneur du vélo

Balade à vélo en famille

Pédaler, c’est bon pour la santé ! Le vélo n’est peut-être pas la première activité à laquelle on pense quand on cherche à se remettre au sport en douceur, cependant, il s’agit en réalité de l’une des pratiques les plus douces pour le corps.

 

Si les premières séances peuvent s’avérer difficiles, armez-vous de détermination, car les bienfaits à en tirer sont nombreux ! Vous stimulerez non seulement votre système cardio-vasculaire, mais vous soulagerez également vos articulations en les faisant travailler avec ménagement.

 

Pas besoin de se préparer pour le Tour de France, de simples balades de 30 minutes à raison de deux fois par semaine seront déjà efficaces pour vous remettre en selle !

 

Profitez également de ces occasions pour transformer votre séance de sport en sortie en famille ou en balade en amoureux. Il est possible d’effectuer de nombreux voyages à travers l’Hérault à vélo, de quoi alimenter vos idées d’escapades le temps d’un week-end ! 

Maman, j’ai raté la natation

Sport doux : la natation

La natation est un excellent choix si vous souhaitez perdre du poids, car il s’agit de l’un des sports qui consomment le plus d’énergie et qui, par conséquent, brûlent le plus de calories. Toutefois, ne planifiez pas de trop longues séances, au risque de voir décupler votre appétit et ainsi ne pas récolter les fruits de vos efforts.

 

Il est recommandé aux débutants de commencer par deux ou trois séances hebdomadaires de 40 minutes. Si ce rythme est trop soutenu ou si vous ne disposez pas du temps nécessaire, venez tout de même nager régulièrement au moins une fois par semaine.

 

La natation est fortement conseillée aux personnes souffrant de problèmes de dos ou d’articulations, car la résistance et l’effet de pesanteur de l’eau permettent de faire travailler son corps tout en douceur. De plus, son effet massant est idéal pour les soucis de jambes lourdes et de cellulite, car il améliore le retour veineux.

 

Il existe plusieurs types de nage, qui vous permettront de solliciter différents muscles. 

 

La brasse comporte des mouvements techniques qui peuvent être difficiles à assimiler, cependant, il s’agit de la nage qu’il faut pratiquer si vous souhaitez sculpter le haut de votre corps, de la ceinture abdominale aux épaules, et renforcer vos jambes. Elle est toutefois contre-indiquée en cas de douleurs lombaires.

 

Vous connaissez certainement le crawl, dont les mouvements peuvent paraître impressionnants. Si la coordination des bras et des jambes semble vous mettre en difficulté, le véritable enjeu réside en fait dans la maîtrise du souffle. Élue nage préférée des nageurs en raison de sa sensation de glisse, elle permet, tout comme la brasse, de façonner votre haut du corps, mais également votre fessier.

 

Sa variante, le dos crawlé, se compose des mêmes techniques tout en ayant l’avantage de faciliter la respiration, car le visage se retrouve alors hors de l’eau. Il s’agit d’une nage préconisée pour les personnes souffrant de mal de dos, car elle permet de renforcer les muscles dorsaux en douceur.

Retour vers l’aquagym

Sport doux : aquagym en mer

La natation vous semble trop scolaire et routinière et le cours d’aquagym du bassin d’à côté a attiré votre attention ? Prenez quelques instants pour observer les mouvements et vous familiariser avec la discipline, qui sait, la prochaine fois, vous vous jetterez peut-être à l’eau !

 

Très efficace pour maigrir en se faisant plaisir, impossible de s’ennuyer à l’aquagym tant les exercices sont variés. Une fois immergé dans l’eau, vous vous sentirez tellement léger que les montées de genoux n’auront plus aucun secret pour vous ! Sans vous en rendre compte, vous ferez travailler vos muscles plus intensivement, tout en vous amusant.

 

L’aquagym est un sport complet qui vous permettra de solliciter l’ensemble de vos muscles, pour vous tonifier harmonieusement. Praticable toute l’année, n’attendez pas vos vacances d’été pour tester cette activité à la piscine du camping !

 

Souvent associée au club du troisième âge en bonnet de bain, il n’y a en réalité pas d’âge pour se mettre à l’aquagym. Vous risquez même d’être surpris par l’endurance nécessaire pour suivre un cours !

 

Principalement pratiquée à la piscine, il est tout à fait possible d’en faire dans un autre milieu aquatique. Avez-vous déjà entendu parler de l’aquagym en mer ? De quoi changer de décor aux beaux jours et d’en profiter pour recharger ses batteries au soleil !

Aquaboxing club

Sport doux : l'aquaboxing ou boxe aquatique

Ne prenez pas vos jambes à votre cou ! Ici, pas de combat sur le ring, mais un dérivé de l’aquagym, pour une activité plus tonique, mais toujours garantie en douceur et sans douleur.

 

En effet, comme il s’agit d’un sport se pratiquant dans l’eau, les risques de blessures et de faux mouvements sont minimes.

 

L’aquaboxing reprend des techniques et des mouvements issus des arts martiaux comme la boxe, mais également le karaté, qui sont exécutés dans l’eau. Immergés jusqu’aux épaules, les participants sont munis de gants spéciaux, et parfois d’autres accessoires comme des frites en mousse.

 

Tout comme l’aquagym, ce sport permet de renforcer ses muscles et modeler sa silhouette, et peut se pratiquer à la piscine, mais l’aquaboxing peut aussi se pratiquer à la mer. Une activité encore méconnue et qui pourtant permet de se défouler dans la bonne humeur !

Edward à la monopalme

Sport doux : la nage monopalme

Vous avez toujours rêvé d’onduler comme un dauphin dans l’eau ? Vous vous sentez l’âme d’une sirène, mais n’avez jamais eu l’occasion de réaliser votre rêve ? Ne cherchez pas plus loin, la monopalme est LE sport qu’il vous faut !

 

Un peu farfelu au premier abord, la nage monopalme vous fera vous sentir comme un poisson dans l’eau ! Contrairement aux palmes classiques, vous enfilerez vos deux pieds dans un seul accessoire, qui vous permettra de nager en ondulant.

 

Ainsi équipé, vous pourrez vous propulser et atteindre de plus grandes vitesses qu’en natation classique. Cette technique nécessite cependant de bonnes prédispositions pour l’apnée, car elle consiste à se calquer sur la nage des dauphins. Vous solliciterez davantage vos jambes et vos abdos, ce qui vous permettra d’acquérir une silhouette tonique sur la durée.

 

Accessible à tous niveaux, il s’agit d’un sport de loisir, mais également de compétition ! En effet, il existe des tournois régionaux, nationaux, et même internationaux de nage avec palmes ! Les plus jeunes peuvent participer dès 9 ans dans la catégorie poussin, et il est ainsi possible de pratiquer cette activité tout au long de sa vie jusqu’à la catégorie vétérans ou masters pour les plus de 60 ans. Vous l’aurez compris, il n’y a pas d’âge pour s’essayer à cette nage !

 

Vous pouvez pratiquer la monopalme à la piscine ou bien à la mer. En eau libre, cette activité s’inscrit dans une démarche responsable et respectueuse de l’environnement.

La vie est une longue marche aquatique

Sport doux : la marche aquatique ou longe cote

Avez-vous déjà entendu parlé de la marche aquatique ? Également appelée longe-côte, il s’agit d’une activité qui consiste à marcher en mer. Si, de prime abord, cette discipline ne semble rien apporter de révolutionnaire, elle vous permettra de reprendre le sport en douceur tout en profitant d’un cadre plaisant et relaxant.

 

Le principe est de s’immerger à hauteur des hanches et du bassin et de marcher en alternant avec des mouvements d’aquagym. Vous solliciterez ainsi l’ensemble des muscles de votre corps, ce qui vous permettra de vous tonifier tout en profitant des bienfaits de l’eau de mer, chargée en iode, sels minéraux et oligo-éléments.

 

Il s’agit d’un sport de bien-être qui se pratique aussi bien en solo, en duo, en famille ou entre amis. C’est en outre un excellent moyen de rencontrer de nouvelles personnes avec qui vous partagerez déjà un intérêt commun !

 

Praticable presque toute l’année, prévoyez une combinaison ou un shorty en néoprène suivant la saison, ainsi que des aquashoes. Pour les plus frileux, vous pouvez également vous équiper de gants, d’une cagoule ou d’un bonnet en néoprène.

Cette liste n’est bien entendu pas exhaustive, car il existe une multitude de disciplines sportives ! Vous trouverez certainement basket à votre pied parmi toutes ces possibilités. 

 

La pratique régulière d’une activité physique, quel que soit son âge ou son niveau, est essentielle pour se maintenir en forme et garder la santé. Loin de représenter une corvée, voyez la plutôt comme un moyen de faire de nouvelles rencontres ou de partager un moment avec vos proches.

 

>> Trouvez votre activité sportive éco-responsable ici

 

Et vous, quel sport pratiquez-vous ? Parmi ces 10 sports doux, avez-vous trouvé une activité que vous aimeriez tester ? Partagez-nous vos envies et vos expériences en commentaire !

Clap de fin pour les Gardiens de la Terre

De lundi à jeudi, 12 enfants ont suivi le programme « Gardien de la Terre » à Castries dans l’Hérault, un programme pédagogique gratuit autour de l’environnement conçu par l’association BEPA et organisé en partenariat avec RiseUp Equicoaching et CoAventure.

 

Au cours d’ateliers et d’exercices ludiques, ils ont ainsi été sensibilisés au développement durable. Les bons gestes pour préserver la planète, le recyclage, le respect du vivant en lien notamment avec les animaux, la pollution plastique et son impact sur la nature, …, sont autant de sujets qui ont été abordés.

 

Les enfants ont également été amenés à se connecter à eux-mêmes et à leur force intérieure en explorant leurs émotions et leurs 5 sens. C’est grâce à cette conscience de soi, à l’écoute, à l’ouverture d’esprit et la compréhension de l’autre que le changement est possible.

Programme pédagogique des Gardiens de la Terre près de Montpellier

Et pour clôturer ces 4 jours, les enfants ont obtenu leur certificat de « Gardien de la Terre » lors d’une cérémonie où les parents été conviés.

Cérémonie des Gardiens de la Terre à Montpellier

Même s’ils ne voulaient pas que ça se termine, les enfants sont repartis avec un immense sourire et un ensemble de bonnes pratiques qui leur permettront devenir des adultes respectueux et responsables, ainsi que de mieux vivre en harmonie avec le monde qui les entoure et ce, au-delà des différences.

 

La mission de les aider à devenir les acteurs responsables de demain est accomplie !

Les enfants heureux après leur programme d'activités à Montpellier